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Paris — mercredi 25 juin 2008 — avec le café

25 juin 2008

Un mercredi car 28.

Souriez, c’est l’été. Quand l’été va tout va.

Ciel distingué, à la fois élégant et sans prétention. Pose ses doigts blancs et délicats, bien blancs, bien délicats et bien fins. Marchent à un train de sénateur de Sud-Ouest en Nord-Est.

Il fait bon, bon pour une journée d’été, bon pour aujourd’hui, peut-être encore un brin chaud, nous n’avons pas eu l’orage : il est en retard, il aurait du gronder, peut-être a-t-il grondé, on n’en sait rien.

On pourrait être en bord de mer, un matin d’août, quand l’air n’est pas figé encore par la torpeur du midi. On aurait alors un semblant de fraîcheur venu du large qui allégerait le pas des passants, étoufferait quelque moteur imprévu. On lirait assis sur le pont, en attendant que le soleil soit trop aveuglant sur la page. On peut le faire à Paris : on lit dehors, même avec des lunettes noires, la page est d’une blancheur éclatante, les contrastes des lettres dansent doucement dans l’air chaud, puis on rentre — c’est trop de lumière, trop de chaleur, pour lire tranquillement — et tout nous semble plongé dans la pénombre, on ne voit plus rien... sauf la page, qui semble avoir gardé en elle, sur elle, dans le contour de ses lettres, son pouvoir lumineux.



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