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Musique(s)

Dernier ajout : 19 juillet 2015.

Réflexions musicales sans but particulier


| Un texte au hasard |

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  • Bleu Remix

    28 mars 2009

    notes sur le vif

    Tout se passe autour d’une boite, avec un homme dedans. Que cet homme soit immobile, presque nu et qu’il sue bleu, aussi impressionnant que ça puisse paraitre, est somme toute anecdotique. Il est là, il s’expose, et les gens le regardent, ils sont venus pour ça.
    Un homme dans sa boite, presque nu, traînées bleues sur son corps.
    Performance. Immobilité du corps, activité interne. Exsudation de bleu (après ingestion de bleu de méthylène). Musique Bleu Remix (de Daniel Zéa) à partir de bruits corporels (...)

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  • Des solistes et des hommes

    15 octobre 2008

    Le problème, ce sont ces manières qu’ils ont sur scène. Ces airs qu’ils se donnent de solistes d’un autre âge. Grandissez ! Vous n’avez plus l’âge de faire ces grimaces, vous n’avez plus 11 ans, et ce ne sont plus les Années Folles. Cette manière de jouer, cette manière de se représenter, datée, surannée, plait sans doute au grand-mères mais c’est tout. Et encore.
    Et ça ne suffit pas, loin sans faut, à pallier la vacuité de vos interprétations, et renforce encore la vulgarité de vos phrasés.
    Et puis quittez (...)

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  • À quand un permis de diriger ?

    16 février 2009

    C’est au sortir d’un énième concert très attendu (un programme séduisant, un soliste brillant, un orchestre qui nous avait déjà enchanté par le passé) et gâché par un chef incapable que je n’ai pu contenir une légitime colère contre tous ces gens qui pensent qu’il suffit d’un queue de pie et d’une baguette — qu’on tient comme un manche — pour devenir chef d’orchestre.
    Non, messieurs ! On ne s’improvise pas chef d’orchestre ! (Phénomène étrange, et certainement flatteur à leur égard, les dames sont moins (...)

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  • Compositeur avec cigare

    19 juillet 2015

    portrait cubiste

    [Georges Aperghis]
    hop
    hop et pom
    à la rencontre de la miette illisible
    pom de trois quatre fois six trente trois
    d’un côté l’autre — miroir de fou — basculement
    à sec : sans saucisson — à la radio une fois par semaine : ça suffit à nourrir une passion durable, apparemment.
    les mots sonnent — écho — les syllabes tournent sur elles-mêmes, s’enlacent les unes aux autres
    ça grouille, ça crie, ça jacasse, ça gamine, ça papote, ça caquète, ça théâtre — éclats cristallins dans l’air frais du matin — (...)

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  • Relire un texte ancien

    25 mai 2012

    Ah !... relire un texte ancien, voilà un exercice qui peut nous réserver de belles surprises, et d’intenses plaisirs, tout autosatisfaction mise à part.
    Ainsi de ces quelques phrases piochées dans un papier écrit il y a quatre ans pour un grand mensuel musical (je ne citerai pas l’œuvre dont il s’agit, c’est bien plus drôle comme ça).
    « La partition est — hélas ! trois fois hélas ! — loin d’être à la hauteur et frappe par son inébranlable passéisme et ses constants recours aux effets faciles et éloquents. (...)

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  • Mai 68 — Mars 71

    10 novembre 2011

    Melody Nelson a les cheveux rouges
    Et c’est leur couleur naturelle
    « C’est durant notre séjour à Oxford en août 1969 pour le tournage de May morning que nous avons appris l’assassinat de Sharon Tate, se souvient Andrew Birkin. Nous étions tous ensemble au restaurant et c’était la fin des sixties… »
    Une parenthèse enchantée se referme : la guerre du Viêt-Nam s’enlise, le Printemps de Prague se conclut dans le sang, Israël sort de la guerre des Six Jours, l’Amérique du sud subit le joug des dictatures (...)

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  • Flûtes et cheminée

    28 octobre 2011

    Marrant.
    Oui, chaque fois, je trouve ça marrant. J’ai comme un sourire à l’intérieur.
    Marrant comme un duo de flûtes à bec me ramènera toujours, systématiquement, sans répit, à mon enfance. À cet appartement que nous habitions quand j’avais cinq ou six ans à peine, et nous, mon frère et moi, enfants, en pyjama, robe de chambre et chaussons, assis en tailleur au pied des pupitres, entre la cheminée éteinte et la viole de gambe, à regarder en écoutant, et vice versa.
    Il y a comme une permanence dans cette (...)

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