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	<title>Inachev&#233;.net</title>
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	<description>Site de cr&#233;ation litt&#233;raire plus ou moins exp&#233;rimentale</description>
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		<title>Relire un texte ancien</title>
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		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ah !... relire un texte ancien, voil&#224; un exercice qui peut nous r&#233;server de belles surprises, et d'intenses plaisirs, tout autosatisfaction mise &#224; part.&lt;br class=&#039;autobr&#039; /&gt;
Ainsi de ces quelques phrases pioch&#233;es dans un papier &#233;crit il y a quatre ans pour un grand mensuel musical (je ne citerai pas l'&#339;uvre dont il s'agit, c'est bien plus dr&#244;le comme &#231;a).&lt;br class=&#039;autobr&#039; /&gt;
&#171; La partition est &#8212; h&#233;las ! trois fois h&#233;las ! &#8212; loin d'&#234;tre &#224; la hauteur et frappe par son in&#233;branlable pass&#233;isme et ses constants recours aux effets faciles et &#233;loquents. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.inacheve.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Musique(s)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ah !... relire un texte ancien, voil&#224; un exercice qui peut nous r&#233;server de belles surprises, et d'intenses plaisirs, tout autosatisfaction mise &#224; part.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi de ces quelques phrases pioch&#233;es dans un papier &#233;crit il y a quatre ans pour un grand mensuel musical (je ne citerai pas l'&#339;uvre dont il s'agit, c'est bien plus dr&#244;le comme &#231;a).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; La partition est &#8212; h&#233;las ! trois fois h&#233;las ! &#8212; loin d'&#234;tre &#224; la hauteur et frappe par son in&#233;branlable pass&#233;isme et ses constants recours aux effets faciles et &#233;loquents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certes, le compositeur manie son &lt;i&gt;Petit Berlioz Illustr&#233;&lt;/i&gt; avec un talent ind&#233;niable : c'est joli, c'est bien fait, avec quelques petites &#233;pices venues de Moussorgski, Ravel et Mahler. &#199;a peut m&#234;me faire vibrer et pleurer par moments, mais ce parti pris r&#233;actionnaire pour mettre un texte aussi important le vide de sa substance. Comme une superproduction hollywoodienne qui, &#224; d&#233;faut d'une r&#233;elle recherche de l'expression, jouerait son va-tout sur le pathos et sur des effets faciles. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'avoue que cet &lt;i&gt;&#8220;in&#233;branlable pass&#233;isme&#8221;&lt;/i&gt;, dont je parle, m'a bien fait rigol&#233;... C'est souvent ainsi lorsque je reprends un texte &#233;crit depuis plus de quelques mois : la qualit&#233; du style peut m&#234;me parfois m'appara&#238;tre inattendue. Que ne sais-je &#233;crire si bien aujourd'hui ? Que n'ai-je cette facilit&#233;, cette acidit&#233; de ton ? J'en serais presque jaloux de moi-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De l&#224; les difficult&#233;s v&#233;ritables que j'&#233;prouve souvent &#224; poursuivre un texte commenc&#233; et laiss&#233; de c&#244;t&#233; : cette peur de ne pas &#234;tre &#224; la hauteur, de ruiner la fraicheur de ces premi&#232;res lignes par la lourdeur de mon style pr&#233;sent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, ce probl&#232;me se pose avec une acuit&#233; inhabituelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Allons-y</title>
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		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Allons-y, sans ambages, les oreilles vides et le cr&#226;ne lourd, allons-y, de ce pas quelconque qui nous m&#232;ne chacun vers le soir, vers ce soir qui tombe, lumineux, entre les hauts murs fiers et blancs de la ville coquille, allons-y, sans songer davantage &#224; ces respirations, inspiration, expiration, inspiration, expiration, aussit&#244;t oubli&#233;e, aussit&#244;t remplac&#233;e par la suivante, identique &#224; elle-m&#234;me et pourtant, allons-y sans songer, aux &#233;clats de bruits et de fureurs qui &#233;clatent &#231;a et l&#224;, &#233;chos (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.inacheve.net/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Langues oubli&#233;es&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Allons-y, sans ambages, les oreilles vides et le cr&#226;ne lourd, allons-y, de ce pas quelconque qui nous m&#232;ne chacun vers le soir, vers ce soir qui tombe, lumineux, entre les hauts murs fiers et blancs de la ville coquille, allons-y, sans songer davantage &#224; ces respirations, inspiration, expiration, inspiration, expiration, aussit&#244;t oubli&#233;e, aussit&#244;t remplac&#233;e par la suivante, identique &#224; elle-m&#234;me et pourtant, allons-y sans songer, aux &#233;clats de bruits et de fureurs qui &#233;clatent &#231;a et l&#224;, &#233;chos cristallins d&#233;multipli&#233;s par le reflet au hasard d'une fen&#234;tre double vitrage, triple vitrage, octuple vitrage, garantie confort, garantie silence, &#224; jamais, garantie d&#233;cennale aussi, sans doute, et peut-&#234;tre concession &#233;ternelle garantie quatre-vingt-dix-neuf ans, allons-y, sans se soucier de tous ces traits d'union abandonn&#233;s sur la bord de la route, sur la route elle-m&#234;me qui ne saura jamais d&#233;filer ici comme elle l'a su ailleurs, allons-y, du haut de toute sa hauteur, du haut de toute ma hauteur, arrogant et froid, allons-y, pass&#233; les jugements et les imb&#233;cilit&#233;s, les mesquineries qui un jour bien s&#251;r seront aussi miennes, allons-y, Ob&#233;lix, Ast&#233;rix, marchant c&#244;te &#224; c&#244;te d'un pas bonhomme et dodelinant, traversant le gris trouble du paysage incertain, entra&#238;n&#233; par la faune et la flore et ces quinze milliards d'ann&#233;es qu'on ne saurait porter, comme on dit une fois, allons-y, allons &#224; la rencontre du lapin fluo et de la vache automatique, du petit lu &#233;miett&#233; et de la miette illisible, allons se remplir les oreilles des geignements inarticul&#233;s du nouveau n&#233; &#224; venir, allons-y, traversons l'ennui vers la folie, interrogeons-nous pourquoi l'avoir quitt&#233;e, interrogeons-la, pourquoi t'es-tu &#233;cart&#233;e, la raison n'est pas plus heureuse, la folie au moins garantissait comme les fen&#234;tres octuple vitrage un confort, un silence, une d&#233;cennie avant le d&#233;c&#232;s, allons-y, renions tant qu'on peut les oreilles vides et le cr&#226;ne lourd, peu dignes au reste d'&#234;tre consid&#233;r&#233;s &#224; leurs justes valeurs, et quelles valeurs, mais qu'importe, allons-y, vers ces imaginaires que tous veulent riches &#224; d&#233;faut d'un mot meilleur, d'un monde meilleur, allons-y, je ne saurai plus te retrouver, toi, non, je ne te retrouverai plus, tu as pass&#233;, tu as cess&#233;, tu as effac&#233; ta trace, tant pis pour toi, allons se perdre, enfon&#231;ons-nous toujours plus loin, pers&#233;v&#233;rons dans cette descente qui sans doute, on nous l'assure, nous fera voir un jour, pass&#233; le noir, la lumi&#232;re moir&#233;e de la nuit, pers&#233;v&#233;rons quand bien m&#234;me l'espoir s'amenuise, creusons toujours plus, ce n'est plus un terrier, ce n'est plus un terrier, ce n'est plus un terrier, c'est une grotte, c'est une caverne, c'est un gouffre, c'est un ab&#238;me, qu'on pr&#233;tend remplir &#224; son aise, ou mettre, comme un pantalon, enfiler comme un pull ou un collier, mais, allons-y, il faut bien se rendre &#224; l'&#233;vidence, ces murs calcin&#233;s, ce ciel de marbre, ce plancher pourri qui tangue sous nos pieds se d&#233;robera aussi certainement que, allons-y, certainement que, allons-y, ne t'arr&#234;te pas, c'est loin l'Am&#233;rique, tais-toi et nage, bien s&#251;r que c'est loin, bien s&#251;r que c'est loin, sais-tu vraiment o&#249; c'est toi, l'Am&#233;rique, on y va allons-y, bien s&#251;r que c'est loin et on n'est pas pr&#234;t, on n'est pas pr&#234;t, si, mais si, si, je suis pr&#234;t, alors allons-y, sans respirer, la t&#234;te sous le verbe, la t&#234;te sous l'oreiller de verbe, pour la vider, pour oublier ce corps qui s'oublie entre les draps et tra&#238;ne, il tra&#238;ne, il tra&#238;ne, c'est tout ce qu'il sait faire, et quand il s'agit de bosser, de bosser, de corriger, d'aller de l'avant, il ne sait dire qu'allons-y, et &#231;a ne l'avance &#224; rien, finalement, il ne croise ni lapin fluo, ni petite fille grignotant sa petite livre de lu, il ne sait m&#234;me plus &#224; quoi peut bien ressembler une marelle, il essaie pourtant, il creuse sa m&#233;moire comme il creusait le verbe il y a un instant, mais rien, nulle image de jaillit, il aurait mieux fait d'aller se promener &#224; Venise, ou d'aller boire un th&#233;, &#231;a aurait bien mieux march&#233;, c'est s&#251;r, mais pourtant l&#224;, oui, l&#224;, oui, l&#224;, oui, il la tient, allons-y, il la tient, c'est une vieille photographie jaunie, prise un apr&#232;s midi de septembre, oui certainement c'&#233;tait en septembre, il &#233;tait si fier, si fier, &#224; en rire presque, &#224; faire r&#233;sonner cette minuscule courette de la cascade rayonnante de son rire de gamin, de gosse, de petit gar&#231;on qui ne savait pas encore qu'il &#233;tait insouciant, et allons-y avait dit l'autre, la maman, sans doute, allons-y, tu fais un sourire, et c'est l&#224;, cette instant, ce sourire &#233;dent&#233; qu'avait saisi la pellicule sans doute &#233;gar&#233;e, perdue, d&#233;truite depuis par quelque feu indiff&#233;rent et sans &#226;me, avec, derri&#232;re le sourire fier de septembre, la minuscule marelle qu'un jour il avait du fouler de ses cloche pieds, de ses pieds joints, ou m&#234;me de ses sautillements, oui certainement, et sans mordre la ligne &#224; c&#244;t&#233;, pourquoi tient-il cette image, pourquoi tient-il &#224; cette image, ces six ans, ce soleil, qu'importe, passons, allons-y.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mai 68 &#8212; Mars 71</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Melody Nelson a les cheveux rouges&lt;br class=&#039;autobr&#039; /&gt;
Et c'est leur couleur naturelle&lt;br class=&#039;autobr&#039; /&gt;
&#171; C'est durant notre s&#233;jour &#224; Oxford en ao&#251;t 1969 pour le tournage de May morning que nous avons appris l'assassinat de Sharon Tate, se souvient Andrew Birkin. Nous &#233;tions tous ensemble au restaurant et c'&#233;tait la fin des sixties&#8230; &#187;&lt;br class=&#039;autobr&#039; /&gt;
Une parenth&#232;se enchant&#233;e se referme : la guerre du Vi&#234;t-Nam s'enlise, le Printemps de Prague se conclut dans le sang, Isra&#235;l sort de la guerre des Six Jours, l'Am&#233;rique du sud subit le joug des dictatures (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.inacheve.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Musique(s)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Melody Nelson a les cheveux rouges&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et c'est leur couleur naturelle&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class=&#039;spip_document_95 spip_documents&#039;&gt; &lt;dd class=&#039;spip_doc_descriptif&#039; style=&#039;width:120px;&#039;&gt; &lt;object id=&quot;audioplayer95&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;plugins/Lecteur_multimedia/flash/neoplayer_maxi.swf&quot; height=&quot;20&quot; width=&quot;200&quot;&gt;
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&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#039;spip_document_94 spip_documents spip_documents_center&#039;&gt;
&lt;img src=&#039;http://www.inacheve.net/local/cache-vignettes/L500xH334/IMG_3473-393bc.jpg&#039; width=&#039;500&#039; height=&#039;334&#039; alt=&quot;&quot; style=&#039;&#039; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; C'est durant notre s&#233;jour &#224; Oxford en ao&#251;t 1969 pour le tournage de May morning que nous avons appris l'assassinat de Sharon Tate, se souvient Andrew Birkin. Nous &#233;tions tous ensemble au restaurant et c'&#233;tait la fin des sixties&#8230; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&#039;spip_document_93 spip_documents spip_documents_center&#039;&gt;
&lt;img src=&#039;http://www.inacheve.net/local/cache-vignettes/L500xH334/IMG_3475-b91e6.jpg&#039; width=&#039;500&#039; height=&#039;334&#039; alt=&quot;&quot; style=&#039;&#039; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une parenth&#232;se enchant&#233;e se referme : la guerre du Vi&#234;t-Nam s'enlise, le Printemps de Prague se conclut dans le sang, Isra&#235;l sort de la guerre des Six Jours, l'Am&#233;rique du sud subit le joug des dictatures militaires. La mort de Che Guevara en 1967 a enflamm&#233; la jeunesse. Celle de John Coltrane a endeuill&#233; le monde du jazz. Miles Davis traverse sa p&#233;riode &#233;lectrique et Bob Dylan s'essaie &#224; la country. Bryan Jones se fait exclure des Stones, qui atteignent le fa&#238;te de la gloire, et les Beatles encha&#238;nent les albums cultes : &lt;i&gt;Yellow Submarine, l'Album blanc, Abbey Road&lt;/i&gt;. Au printemps 1968, Kubrick sort &lt;i&gt;2001, l'odyss&#233;e de l'espace&lt;/i&gt; (avec Andrew Birkin dans son &#233;quipe). Un an plus tard, le 21 juillet 1969, Neil Armstrong marche sur la Lune. Quelques semaines plus tard, c'est Woodstock. De Gaulle d&#233;missionne, bient&#244;t remplac&#233; par Pompidou. Le 3 septembre 1969 nait S&#233;bastien Merlet, Brel tourne &lt;i&gt;L'homme de la Mancha&lt;/i&gt;, les Who sortent &lt;i&gt;Tommy&lt;/i&gt; (1969), Frank Zappa, en plein dans sa p&#233;riode &lt;i&gt;Mothers of invention&lt;/i&gt;, se fait agresser par un spectateur en d&#233;cembre 1970. Les Pink Floyd enregistrent &lt;i&gt;Atom Heart Mother&lt;/i&gt; (sorti en octobre 1970). En f&#233;vrier 1971, le fabricant britannique de voiture de luxe Rolls-Royce se d&#233;clare en banqueroute et est nationalis&#233;. En mars 1971, Jim Morrison vient chercher le calme &#224; Paris apr&#232;s avoir enregistr&#233; &lt;i&gt;L.A. Woman&lt;/i&gt;. Et, le 24, on apprend la mort d'une toute jeune fille dans un accident d'avion &#224; c&#244;t&#233; de Sunderland : &lt;i&gt;Melody Nelson&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&#039;spip_document_91 spip_documents spip_documents_center&#039;&gt;
&lt;img src=&#039;http://www.inacheve.net/local/cache-vignettes/L500xH334/IMG_3477-0bd27.jpg&#039; width=&#039;500&#039; height=&#039;334&#039; alt=&quot;&quot; style=&#039;&#039; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#199;a c'est l'histoire&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De Melody Nelson&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&#039;spip_document_92 spip_documents spip_documents_center&#039;&gt;
&lt;img src=&#039;http://www.inacheve.net/IMG/jpg/IMG_3476.jpg&#039; width=&quot;1024&quot; height=&quot;683&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mon dernier opus gainsbourgeois sort le 14 novembre... et j'en suis tr&#232;s tr&#232;s tr&#232;s fier...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Fl&#251;tes et chemin&#233;e</title>
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&lt;a href="http://www.inacheve.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Musique(s)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Marrant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oui, chaque fois, je trouve &#231;a marrant. J'ai comme un sourire &#224; l'int&#233;rieur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marrant comme un duo de fl&#251;tes &#224; bec me ram&#232;nera toujours, syst&#233;matiquement, sans r&#233;pit, &#224; mon enfance. &#192; cet appartement que nous habitions quand j'avais cinq ou six ans &#224; peine, et nous, mon fr&#232;re et moi, enfants, en pyjama, robe de chambre et chaussons, assis en tailleur au pied des pupitres, entre la chemin&#233;e &#233;teinte et la viole de gambe, &#224; regarder en &#233;coutant, et vice versa.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a comme une permanence dans cette image. Une permanence qui appelle au renouvellement, &#224; la r&#233;p&#233;tition, dans le temps. Et soudain je me vois moi, jouant, et d'adorables marmots qui courent &#224; mes pieds, que l'on surveille du coin de l'oeil, par dessous la partition.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La forme sombre &#8212; entre le noir, le marron, le rougeoyant &#8212;... Mais peut-&#234;tre la vision tient-elle sa couleur de la lampe en cloche sur pied blanc, champignon typique des ann&#233;es 70-80, qui &#233;claire la sc&#232;ne, le papier peint clair (j'ai beau fouiller les images de ma m&#233;moire, je n'arrive pas &#224; avoir id&#233;e de sa couleur exacte, j'imagine un vert, un jaune ou un orange, mais je suis persuad&#233; que cet image n'est qu'un collage de diverses pi&#232;ces qui n'ont en commun avec ce salon que l'&#233;poque &#224; laquelle je les ai vues) et le tapis &#233;pais, aux motifs noirs, rouges et blancs que je me suis toujours en vain &#233;chin&#233; &#224; d&#233;chiffr&#233; &#8212; la baie vitr&#233;e qui donne sur la m&#234;me vue que ma chambre de mon lit (celui du haut des lits superpos&#233;s, que j'ai occup&#233; d&#232;s que mon fr&#232;re a eu sa chambre &#224; lui) je pouvais voir la tour Eiffel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que dire ? rappeler &#224; moi ces images s'av&#232;re plus douloureux que pr&#233;vu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Froiss&#233;</title>
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		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Mais comment est-ce possible ?&lt;br class=&#039;autobr&#039; /&gt;
Comment est-ce possible, je vous le demande ?&lt;br class=&#039;autobr&#039; /&gt;
Faut vraiment &#234;tre d&#233;pourvu de toute m&#233;moire, ou de toute consid&#233;ration pour les autres pour faire un truc pareil ?&lt;br class=&#039;autobr&#039; /&gt;
D&#233;baller un bonbon de son papier plastique, qui couvrirait presque le son d&#233;licat du clavecin &#224; chacun de ses froissement ?&lt;br class=&#039;autobr&#039; /&gt;
Comment est-ce possible ?&lt;br class=&#039;autobr&#039; /&gt;
Mais qui est en train de d&#233;baller son bon bon de son papier plastique ?&lt;br class=&#039;autobr&#039; /&gt;
Je la vois, la grosse, la vieille d&#233;go&#251;tante : elle est assise au premier rang. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.inacheve.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Musique(s)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais comment est-ce possible ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment est-ce possible, je vous le demande ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Faut vraiment &#234;tre d&#233;pourvu de toute m&#233;moire, ou de toute consid&#233;ration pour les autres pour faire un truc pareil ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;baller un bonbon de son papier plastique, qui couvrirait presque le son d&#233;licat du clavecin &#224; chacun de ses froissement ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment est-ce possible ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais qui est en train de d&#233;baller son bon bon de son papier plastique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je la vois, la grosse, la vieille d&#233;go&#251;tante : elle est assise au premier rang. Une vieille, cheveux courts, teints bruns reflets roux, petites lunettes rondes, constip&#233;e et crisp&#233;e, gilet de laine aux motifs floraux ou ornithologiques, qu'importe, corsage mauve du meilleur effet, mettant en valeur le goitre exquis qui pendouille au dessus des mains agit&#233;es autour du papier bonbon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je la d&#233;teste, d'embl&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#199;a n'a pas l'air de la d&#233;ranger. Elle se croit dans son bon droit. Comme devant sa t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle suce son bonbon si rien d'autre n'existait, ses l&#232;vres tendues vers l'avant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une poule.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Derri&#232;re elle, un type en rouge, mine bouffie, trogne gonfl&#233;e et rougie par l'alcool, me regarde d'un air mauvais lorsque je regarde la vieille d'un air mauvais moi aussi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Regardeur de Lune</title>
		<link>http://www.inacheve.net/spip.php?article357</link>
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		<dc:date>2011-08-27T15:31:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



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&lt;p&gt;Voici ce qu'Alexandre Vialatte, anticipant la venue de l'auteur de ce site, a &#233;crit &#224; son sujet :&lt;br class=&#039;autobr&#039; /&gt;
&#171; La Lune a beaucoup plus d'importance que le Soleil qui n'&#233;claire les hommes que le jour. [...] C'est &#224; Meudon qu'on la voit le mieux. Les meilleures cartes de la Lune ont &#233;t&#233; dress&#233;es &#224; Meudon. Peut-&#234;tre &#224; Meudon a-t-on des greniers plus &#233;lev&#233;s, qui rapprochent les observateurs, peut-&#234;tre l'air est-il plus pur, peut-&#234;tre aussi les astronomes ont-ils plus de chaises ou plus de jardins pour y monter sur des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.inacheve.net/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;En vrac&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voici ce qu'Alexandre Vialatte, anticipant la venue de l'auteur de ce site, a &#233;crit &#224; son sujet :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; La Lune a beaucoup plus d'importance que le Soleil qui n'&#233;claire les hommes que le jour. [...] C'est &#224; Meudon qu'on la voit le mieux. Les meilleures cartes de la Lune ont &#233;t&#233; dress&#233;es &#224; Meudon. Peut-&#234;tre &#224; Meudon a-t-on des greniers plus &#233;lev&#233;s, qui rapprochent les observateurs, peut-&#234;tre l'air est-il plus pur, peut-&#234;tre aussi les astronomes ont-ils plus de chaises ou plus de jardins pour y monter sur des chaises de jardin ? Peut-&#234;tre aussi y a-t-il plus de vocations ? Certaines provinces font des marins, d'autres des mineurs, d'autres des horlogers. Meudon fait des regardeurs de Lune. &#187;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href=&#039;#nb2-1&#039; class=&#039;spip_note&#039; rel=&#039;footnote&#039; title=&#039;in &#8220;La Lune et les &#201;toiles (Chronique des Grands Micmacs)&#8221;, La Montagne, 22 (...)&#039; id=&#039;nh2-1&#039;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#039;nb2-1&#039;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href=&#039;#nh2-1&#039; class=&#039;spip_note&#039; title=&#039;Notes 2-1&#039; rev=&#039;footnote&#039;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;in &#8220;La Lune et les &#201;toiles (Chronique des Grands Micmacs)&#8221;, La Montagne, 22 septembre 1968, Alexandre Vialatte, Chroniques 1968, Julliard, p. 229-230.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mutations urbaines</title>
		<link>http://www.inacheve.net/spip.php?article356</link>
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		<dc:date>2011-08-21T16:08:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Retour apr&#232;s longue absence. Mutation : palimpseste ou adaptation ?&lt;br class=&#039;autobr&#039; /&gt;
La ville se doit-elle d'adopter les attributs de la modernit&#233; pour &#234;tre moderne ? Ou la modernit&#233; r&#233;side-t-elle plut&#244;t, justement, en cette rivalit&#233; commer&#231;ante de l'allure ? O&#249; est la fronti&#232;re entre le vandalisme des romains sur les vestiges de leur gloire pass&#233;e et les effets de mode qui transfigurent la ville, encore et encore, &#224; quelques ann&#233;es d'intervalle ? la forme d'une ville change. Et que dire alors de ceux qui veulent (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.inacheve.net/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;En vrac&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Retour apr&#232;s longue absence. Mutation : palimpseste ou adaptation ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La ville se doit-elle d'adopter les attributs de la modernit&#233; pour &#234;tre moderne ? Ou la modernit&#233; r&#233;side-t-elle plut&#244;t, justement, en cette rivalit&#233; commer&#231;ante de l'allure ? O&#249; est la fronti&#232;re entre le vandalisme des romains sur les vestiges de leur gloire pass&#233;e et les effets de mode qui transfigurent la ville, encore et encore, &#224; quelques ann&#233;es d'intervalle ? la forme d'une ville change. Et que dire alors de ceux qui veulent pr&#233;server les centres historiques ? R&#233;actionnaires ? Attach&#233;s &#224; la culture ? Ou au service du mercantilisme d&#233;vorant qui accompagne invariablement la mise en valeur desdits centres ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Innocence</title>
		<link>http://www.inacheve.net/spip.php?article355</link>
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		<dc:date>2011-08-18T19:12:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Se rappeler d'une premi&#232;re rencontre. Du terrain aussit&#244;t reconnu. Point de t&#226;tons, l'entr&#233;e en mati&#232;re est &#224; elle seule la clef de l'&#233;change &#224; venir.&lt;br class=&#039;autobr&#039; /&gt;
Contempler l'innocence et l'incr&#233;dulit&#233; sur le visage sans calcul. Un regard bleu s'&#233;carquille sans briller. Elle regarde la m&#233;lancolie sans en saisir le sens ni la profondeur. La tristesse est loin de son tendre esprit. Elle le voit qui ferme les yeux &#8212; une larme qui perle de dessous la paupi&#232;re &#8212; elle tend un petit doigt timide pour recueillir ce sanglot (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.inacheve.net/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Langues oubli&#233;es&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Se rappeler d'une premi&#232;re rencontre. Du terrain aussit&#244;t reconnu. Point de t&#226;tons, l'entr&#233;e en mati&#232;re est &#224; elle seule la clef de l'&#233;change &#224; venir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Contempler l'innocence et l'incr&#233;dulit&#233; sur le visage sans calcul. Un regard bleu s'&#233;carquille sans briller. Elle regarde la m&#233;lancolie sans en saisir le sens ni la profondeur. La tristesse est loin de son tendre esprit. Elle le voit qui ferme les yeux &#8212; une larme qui perle de dessous la paupi&#232;re &#8212; elle tend un petit doigt timide pour recueillir ce sanglot &#233;tonnant &#8212; le porte &#224; sa bouche &#8212; go&#251;te le sel et l'amertume &#8212; mais nul signe, nulle explication manifeste &#8212;. L'autre se ressaisit et elle retourne &#224; l'innocence, condamn&#233;e &#224; attendre quelques ann&#233;es avant de d&#233;couvrir par exp&#233;rience ce qu'elle n'aura voulu qu'&#233;viter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Improvisation</title>
		<link>http://www.inacheve.net/spip.php?article354</link>
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		<dc:date>2011-07-26T23:28:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;(Ne plus y penser. Ne plus songer &#224; la br&#251;lure, &#224; l'&#233;tau, &#224; l'implosion, &#224; la port&#233;e de tous. Ne plus y songer, l'&#233;carter d'un bras vengeur sans plus s'y appesantir que sur la plume l'&#233;dredon jadis cultiva ses terres. L'ongle est long et noir, et rien n'y viendra pimenter l'immensit&#233; diaphane de l'extr&#234;me ao&#251;t sans redevance repouss&#233;e &#224; plus tard. Par aveu et par avion. Rien ne t'y attarde plus, avance de ce beau pas de prince alouette qui t'a vu conqu&#233;rant aux quatre coins du pays, de ce pay tout de graves et de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.inacheve.net/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;Sans-Titre(s)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;(Ne plus y penser. Ne plus songer &#224; la br&#251;lure, &#224; l'&#233;tau, &#224; l'implosion, &#224; la port&#233;e de tous. Ne plus y songer, l'&#233;carter d'un bras vengeur sans plus s'y appesantir que sur la plume l'&#233;dredon jadis cultiva ses terres. L'ongle est long et noir, et rien n'y viendra pimenter l'immensit&#233; diaphane de l'extr&#234;me ao&#251;t sans redevance repouss&#233;e &#224; plus tard. Par aveu et par avion. Rien ne t'y attarde plus, avance de ce beau pas de prince alouette qui t'a vu conqu&#233;rant aux quatre coins du pays, de ce pay tout de graves et de murs v&#234;tu. Et la vague n'est plus irr&#233;solue qui te submerge au terme de tes douleurs centenaires et cent fois revenues de cet &#233;ternel retour qu'on voudrait ignorer. Tu n'es plus, tu n'es plus rien sinon cette p&#226;te informe qui s'absorbe jusqu'au fond du fond de la qu&#234;te, sans humaine apparition. Voile noire qui invite l'enti&#232;re horizon, pousse l'echo &#224; venir mourir sur les falaises d'alb&#226;tre de ta chevelure d&#233;routante. Tu t'&#233;croules, face la premi&#232;re dans l'herbe humide, les bras en crois qui voudraient, qui br&#251;lent, de l'embrasser jusqu'&#224; ce que mort d'Isolde s'ensuive.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#199;a brille</title>
		<link>http://www.inacheve.net/spip.php?article353</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.inacheve.net/spip.php?article353</guid>
		<dc:date>2011-07-19T18:02:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&quot;&#199;a brille.&quot; Il a l'air de s'en &#233;tonner, mais sa voix n'exprime qu'une plate constatation.&lt;br class=&#039;autobr&#039; /&gt;
Son regard est fixe. C'est un d&#244;me au loin.&lt;br class=&#039;autobr&#039; /&gt;
Il a eu de la chance : un instant plus t&#244;t, un instant plus tard, le soleil aurait manqu&#233; &#224; ses devoir et n'aurait pas &#233;t&#233; en train de jouer avec la mince feuille d'or qui nappe &#224; pr&#233;sent son &#339;il de son &#233;blouissement fugitif.&lt;br class=&#039;autobr&#039; /&gt;
&quot;&#199;a brille.&quot; Il a l'habitude de toujours r&#233;p&#233;ter ses phrases lorsqu'il n'a rien &#224; dire, comme pour se convaincre de l'importance de ce que si rarement (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.inacheve.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Fictions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&quot;&#199;a brille.&quot; Il a l'air de s'en &#233;tonner, mais sa voix n'exprime qu'une plate constatation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Son regard est fixe. C'est un d&#244;me au loin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a eu de la chance : un instant plus t&#244;t, un instant plus tard, le soleil aurait manqu&#233; &#224; ses devoir et n'aurait pas &#233;t&#233; en train de jouer avec la mince feuille d'or qui nappe &#224; pr&#233;sent son &#339;il de son &#233;blouissement fugitif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&#199;a brille.&quot; Il a l'habitude de toujours r&#233;p&#233;ter ses phrases lorsqu'il n'a rien &#224; dire, comme pour se convaincre de l'importance de ce que si rarement il articule.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il croit voir l&#224; comme un reflet de lumi&#232;re diffract&#233; sur le prisme d'un diamant au doigt d'une jeune femme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On devine ses formes au second plan, un mamelon se dessine sous la robe l&#233;g&#232;re comme l'ouate de quelques nuages abandonn&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un voile l&#233;ger qui d&#233;voile la douce courbe d'un ventre, d'une poitrine, qui simplement se pose l&#224;, sans ostentation, simplement parce qu'elle est l&#224;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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