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Et Freud dans tout ça ?

Dernier ajout : 19 mars 2020.

Quand le petit vélo s’arrête, la boutique obscure ouvre ses portes.

Rêves choisis.


| Un texte au hasard |

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  • « Quatre est sur le lit... »

    6 février 2009

    Il est comme ça des phrases qui vous tiennent infatigablement éveillés — qui vous hantent presque. Elles reviennent comme des litanies lancinantes. On a beau les chasser, on a beau essayer de les rejeter à part soi, devant soi, hors de soi, elles reviennent encore. L’esprit encore ralenti essaye alors de les exorciser — il les dissèque, les manipule, les triture, sépare les phonèmes, guillotine les mots, cherche un moyen de les vider de leur sens pourtant déjà mystérieux. On a l’impression (...)

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  • 13 juin 2008

    18 juin 2008

    En discussion avec un type que je connais à peine, viens de rencontrer.
    Il reçoit un coup de fil à propos d’un entretien qu’il doit donner — on lui demande le nom d’un auteur qu’il aime. Même s’il ne me connaît pas, comme il en a un peu rien à foutre de cet entretien et du type qui lui pose les questions au bout du fil (que j’identifie comme //) pourtant sur un ton sympathique, il veut donner le mien et me demande comment je m’appelle.
    Comme mon (...)

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  • 20 ans après

    19 mars 2020

    20 ans après, un rêve se réactive. Bien sûr, il ne se présente pas pareil — pas du tout, même. Mais c’est le même sujet, ce sont les mêmes protagonistes, c’est le même sentiment d’inachevé, de désespoir au réveil. Voilà l’histoire : voilà 20 ans, au lendemain d’avoir fêté ensemble, chez lui, et avec de nombreux autres amis, le nouveau millénaire, mon meilleur ami est mort. Nous avons su après coup qu’il avait une malformation congénitale du coeur — à tous (...)

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  • Jack

    19 mars 2019

    Sous les traits rigolards de Jack Lemmon, un père de famille fait le singe dans le squelette d’une maison de bois en construction. Réduit à l’état de super-structure, elle lui sert de portique en même temps que de cage. Il va de frêle poutrelle en frêle poutrelle avec une aisance désarmante. Rien ne bouge à part lui. Aucune vibration. Et la scène est étrangement silencieuse.
    L’instant d’après — ou, plus probablement, quelques heures plus tard dans ma nuit —, (...)

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  • 30 septembre 2010

    Là, là, là et là (il pointe du doigt, en fronçant le nez), et puis là encore. Et ça ne fait qu’empirer (il est rouge, il sue, à bout de souffle), ça bouge un peu partout. L’autre tremble imperceptiblement (son visage est dans la pénombre, on voit ses mains, tranquillement empilées sur la table), l’air bourdonne.
    Une carte gigantesque est étalée entre eux, qui brillent dans le cercle vacillant de lumière d’une lampe tempête accrochée au plafond.
    Ils sont songeurs (...)

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  • C’est une voix qui s’élève

    3 septembre 2010

    C’est une voix qui s’élève. Si si, je t’assure, une voix parmi la cacophonie des voix. Elle est rauque et lasse, voilà quelques siècles qu’elle se bat sans relâche, fatiguée par tant d’années de lutte, tant d’hivers qui ont voulu l’éteindre.
    C’est une voix qui s’élève. Elle bourdonne à nos sens, sans répit. Elle se noue à la gorge, s’accroche à l’estomac. Son onde est délicate et diaphane, elle assourdit le nombril du monde. (...)

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  • Évidence

    11 juillet 2010

    voir enfin l’évidence s’imposer
    le vol est souverain — la pièce est écrasée de lumière
    visage mêlé, image baigné du jaune éblouissant des mémoires argent(ées)iques
    l’élan spontané, comme un geste de dernier espoir, de dernier désespoir, réciproque, assoiffé, plein de gorges serrées
    la culpabilité fait détourner la tête, repousser l’évidence
    traduction à la terrasse ensoleillée d’un café — débat — sur le tableau noir, l’évidence à nouveau écrite : « (...)

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