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Et Freud dans tout ça ?

Dernier ajout : 30 septembre 2010.

Quand le petit vélo s’arrête, la boutique obscure ouvre ses portes.

Rêves choisis.


| Un texte au hasard |

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  • « Quatre est sur le lit... »

    6 février 2009

    Il est comme ça des phrases qui vous tiennent infatigablement éveillés — qui vous hantent presque. Elles reviennent comme des litanies lancinantes. On a beau les chasser, on a beau essayer de les rejeter à part soi, devant soi, hors de soi, elles reviennent encore. L’esprit encore ralenti essaye alors de les exorciser — il les dissèque, les manipule, les triture, sépare les phonèmes, guillotine les mots, cherche un moyen de les vider de leur sens pourtant déjà mystérieux. On a l’impression qu’elles (...)

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  • 13 juin 2008

    18 juin 2008

    En discussion avec un type que je connais à peine, viens de rencontrer.
    Il reçoit un coup de fil à propos d’un entretien qu’il doit donner — on lui demande le nom d’un auteur qu’il aime. Même s’il ne me connaît pas, comme il en a un peu rien à foutre de cet entretien et du type qui lui pose les questions au bout du fil (que j’identifie comme //) pourtant sur un ton sympathique, il veut donner le mien et me demande comment je m’appelle.
    Comme mon nom est difficile, je décide de le lui écrire. Je me (...)

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  • 30 septembre 2010

    Là, là, là et là (il pointe du doigt, en fronçant le nez), et puis là encore. Et ça ne fait qu’empirer (il est rouge, il sue, à bout de souffle), ça bouge un peu partout. L’autre tremble imperceptiblement (son visage est dans la pénombre, on voit ses mains, tranquillement empilées sur la table), l’air bourdonne.
    Une carte gigantesque est étalée entre eux, qui brillent dans le cercle vacillant de lumière d’une lampe tempête accrochée au plafond.
    Ils sont songeurs tous les deux.
    Un livre à la couverture (...)

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  • C’est une voix qui s’élève

    3 septembre 2010

    C’est une voix qui s’élève. Si si, je t’assure, une voix parmi la cacophonie des voix. Elle est rauque et lasse, voilà quelques siècles qu’elle se bat sans relâche, fatiguée par tant d’années de lutte, tant d’hivers qui ont voulu l’éteindre.
    C’est une voix qui s’élève. Elle bourdonne à nos sens, sans répit. Elle se noue à la gorge, s’accroche à l’estomac. Son onde est délicate et diaphane, elle assourdit le nombril du monde. Aussi (peu) assurée que son impéril, elle se lézarde comme un vieux mur baigné de (...)

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  • Évidence

    11 juillet 2010

    voir enfin l’évidence s’imposer
    le vol est souverain — la pièce est écrasée de lumière
    visage mêlé, image baigné du jaune éblouissant des mémoires argent(ées)iques
    l’élan spontané, comme un geste de dernier espoir, de dernier désespoir, réciproque, assoiffé, plein de gorges serrées
    la culpabilité fait détourner la tête, repousser l’évidence
    traduction à la terrasse ensoleillée d’un café — débat — sur le tableau noir, l’évidence à nouveau écrite : « (s’)curl up into bed together »
    puis c’est fuite/poursuite
    un (...)

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  • Dreaming / No Dreaming

    7 juillet 2010

    Rêve à deux pendants.
    Deux pendants aux prémices identiques, aux dénouements tout à fait différents.
    Dans le premier — sans doute beaucoup plus long que les seuls fragments qui reviennent en mémoire — je sors d’un appartement. Pas le mien (conquête d’un soir ?). Dans le même temps, un narrateur "omniscient" (muni de sa caméra panoramique personnelle) me montre l’entrée dans l’immeuble (immeuble de banlieue, ou de faubourg, résidence dans le jardin propret parsemé de verdure partage les bâtiments) d’un (...)

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  • Conciliabule d’indécis

    4 juillet 2010

    Autour de moi, souriants, cercle de décideurs pantins. Panoramiques sur ces visages ronds, joviaux, qui chacun à leur tour émettent en rythme un “chchaipas” — longue chuintante, sècheresse du tour.
    De quoi parle-t-on ? Sur quoi s’accordent-ils ainsi ne rien pouvoir, ne rien savoir.
    Nouveau tour de table — le rythme s’accélère — objectif plus près des yeux, quelque chose du clown entre les oreilles — immobilité de marionnette aux épaules.
    M’apercevoir après la sonnerie du réveil — souffle coupé, sursaut (...)

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Dernier ajout : 26 mai. | SPIP

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