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Comédie

14 février 2011

Les mots sonnent — écho — les syllabes tournent.

Sur elles-mêmes. S’enlacent les unes aux autres.

Je repense à un vieux problème de géométrie — quelque droite parallèle, un cercle et son rayon — je me souviens de cette jouissance éclatante de la résolution — limpidité, naturel.

La bouche ouverte, je lâche un son sans le vouloir. Qui ne me parvient que beaucoup plus tard, avec une teinte amère de déception. Ou une teinte déçue d’amertume. Ou une amertume déçue d’être trop tentante.

C’était pourtant si simple.

"Mais ça, c’était avant."

Violence du silence qui suit.

Quelques formules encore résonnent à mes yeux.

π et quelques explosants défilent à mon esprit abruti. Ça fait toujours ça quand mon esprit s’arrête. Ça ou une immense douleur. Faut choisir. Et le choix n’est pas évident. L’avantage est qu’il est fait pour moi.

Ne pas perdre la face devant mon public — une morsure, un nuage. Ne pas perdre la farce.

Face ou pile. Pile ou face, au nickel ou en cuisine.

Nouveau cercle, nouveau rayon, nouvelle corde.

Corde à sauter dans le vide, corde à sauter dans un parc gelé — la neige recouvre les pelouses au repos. Le soleil étincelle sur les feuilles persistantes, alourdies de quelques flocons égarés.

Après le sommeil viennent les rêves, se lever, se laver, manger, se et.

La vie est épuisante. J’ai peur. Peur.

Se donner en spectacle. face à soi. Ne pas savoir si.

17 jours. Ne pas dormir.

Une nuit durant.

Déjà stupide. Stupeur défaite.

Ne pas tomber dans la facilité, le mot qui claque, le verbe qui se boit. Avancer encore.

Stupeur des feintes.



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