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Carnet(s) II

4 décembre 2008

Dans quoi me suis-je embarqué ? C’est à la fois génial, excitant au plus haut point, et je me sens complètement noyé par tant de choses, tant d’informations, tant d’histoires. Par le mythe.

Le Mythe.

Le Mythe Gainsbourg. (Mythe, quel mot !)

En lambeaux autour de l’absence.

Ou du vide.

(Ce qu’en disait S.) : la tentation de projection, la projection inconsciente presque systématique que chacun fait sur lui s’approche finalement de cette notion de mythe.

Mythe. Le Mythe Gainsbourg. Mais à quel mythe se rapporte-t-il ? Un agglomérat de mythes, sans doute. Celui de Prométhée, du rebelle, du séducteur, du Casanova, du poète sous influence, dans un état second, en transe primordiale, du créateur, de l’éternel adolescent, du rebelle, éternel rebelle, provocateur, de l’insolent et du romantique. Jusqu’au bout jusqu’auboutiste.

Et, avec tout ça, le mythe également fondateur du conteur, de l’aède, du créateur de mythes, ou vecteur de mythes tout du moins.

Coquille vide

Ecrire ce n’est pas remplir la coquille, c’est construire autour, peindre dessus, creuser pour n’en montrer que l’enveloppe.

Toujours en représentation. Coquille. Coquille vide. Coquille vide. Coquille vide.

Ecrire ce n’est pas remplir la coquille, c’est en révéler les parois, les dégager, vider la coquille déjà vide.

La remplir pour la vider ensuite. Ou bien elle se remplit sans cesse et on passe son temps à la vider, comme un bateau qu’on écope, mais pas assez, jamais assez vite.

On essaie de la vider. Trop plein — impossible.

On coule, on plonge.

Bizarre, cette analogie encore, avec la mer. Il serait temps d’en finir avec ces métaphores là.



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