Notes prises durant l’interprétation du Quintette avec piano op. 44 de Schumann, le 2 juillet 2010 dans la cour du Palais de Berberie d’Albi à 21h00 dans le cadre du Festival Tons Voisins. Les interprètes étaient : Eric Lacrouts, Simon Milone (violons), François Gnéri (alto), Alain Meunier (violoncelle), Denis Pascal (piano).
Travail d’écriture dans l’instant, en préparation de ma fiction autour du Quintette avec piano de Schumann...
1. Allegro brillante
Là — Tu es là — si forte — si (…)
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Articles les plus récents
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Au fil du Quintette
7 décembre 2010, par Jérémie Szpirglas -
— Sans titre
3 décembre 2010, par Jérémie SzpirglasJe suis une battante. Je suis une battante. Je suis…
Je ne me suis jamais arrêtée. Portée par un dynamisme hors du commun, j’ai traversé la vie comme un joyrider. Pas le temps de penser. Plus vite, plus haut, plus fun. Search & Destroy. Sans le Search. A runaway girl of the nuclear a-bomb. Tu parles. ESSEC sans prépa. A sec t’as vu, comme mes-yeux-profonds-comme-la-nuit disait l’autre cramé père de ma fille, entre deux vodkas Red Bull, les pupilles aussi dilatées que la chatte d’une (…) -
Pas de
1er décembre 2010, par Jérémie SzpirglasPas de course et pas de vis,
Pas de Calais et pas mesuré,
Pascal et papa à demi orphelin,
Pas de danse et pas d’hélice,
Paralysé et pas possible de dormir,
Pas de deux et jamais sans trois,
Pas de quoi (casser trois pattes à un canard),
Pas de chance et pas chassé,
Pas d’idée et pas le temps. -
« Plaies et déliés »
5 novembre 2010, par Jérémie Szpirglashttp://maps.google.fr/maps/ms?hl=fr&ie=UTF8&msa=0&msid=105452997562689034800.000493c3d06406df41912&t=h&z=13
De deux séjours à Berlin, j’ai gardé de nombreux mots et phrases. Pourtant, la seule forme « textuelle » s’avérait insuffisante. Berlin est intéressante à beaucoup de point de vue, et deux de ces points de vue sont certainement l’espace et la topographie. Berlin porte les traces physiques de son histoire, à travers ses creux et ses pleins, ses vides et ses (…) -
érosion
15 octobre 2010, par Jérémie SzpirglasJ’érode mon réel. Mes livres s’ouvrent, mes stylos meurent, mes carnets se terminent, mes habits s’éliment et se trouent, ma montre tourne — toujours — à contre-sens. Le reste fatigue.
J’aime voir vieillir les objets qui m’entourent, les manipuler, reconnaître dans la patine laissée par le temps mes habitudes, mes défauts, mes manies et petites obsessions.
J’aime en contempler l’histoire et l’usure à l’aune de nos moments partagés — telles éraflures que je peux, avec un petit effort, (…) -
Fragment — Dérive
14 octobre 2010, par Jérémie SzpirglasNon, je ne veux pas. Je ne veux pas dériver, c’est hors de question. Ou alors donner une impulsion à cette dérive. La dérouter, la diriger, la maîtriser au moins.
En travers de ta route, jamais rectiligne, toujours de guingois.
C’est ton profil que tu présentes à l’adversité, ton trois-quart à tes amis.
Ton regard est traverciel, il glisse sur moi comme une goutte sur une feuille — se détache, tombe à terre.
Cessons un instant de jouer. -
Elles
7 octobre 2010, par Jérémie Szpirglassont toutes réunies là, en germe. Je les reconnais. L’une puis l’autre. Chacune de mes amours, avec ses fragilités et ses charmes. Celles que j’ai connues et celles que j’ai laissées échapper, celles que j’ai effleurées et celles que je n’ai que rêvées.
me retournent toujours le cœur, même ainsi, trop jeunes pour nous avoir vécus. Je les aime encore, mon cœur me pince. Je reconnais leurs regards, leurs sensualités cachées.
m’adressent ce soir un regard ignorant de nous, au fond duquel je (…) -
renoncements
1er octobre 2010, par Jérémie SzpirglasJouer le Clavier bien tempéré et les variations Goldberg. Accorder et régler seul le piano.
Plonger dans les eaux de la Fontaine Saint-Georges à la rencontre des démons des eaux secrètes. Traverser le Gouffre de la Pierre Saint Martin, descendre tout au fond de celui d’Aphanicé.
Nager dans le détroit de Magellan, le descendre de l’Atlantique au Pacifique à bord d’un cargo. Piloter un Bell 47. Jouer la Toccata de Widor sur un Cavaillé-Coll dans la nuit d’une cathédrale déserte. Déchaîner (…) -
Là
30 septembre 2010, par Jérémie SzpirglasLà, là, là et là (il pointe du doigt, en fronçant le nez), et puis là encore. Et ça ne fait qu’empirer (il est rouge, il sue, à bout de souffle), ça bouge un peu partout. L’autre tremble imperceptiblement (son visage est dans la pénombre, on voit ses mains, tranquillement empilées sur la table), l’air bourdonne.
Une carte gigantesque est étalée entre eux, qui brillent dans le cercle vacillant de lumière d’une lampe tempête accrochée au plafond.
Ils sont songeurs tous les deux.
Un livre (…) -
Tristesse suisse
12 septembre 2010, par Jérémie SzpirglasLa vue des bateaux immaculés glissant sur la surface à peine ridée des lacs helvètes m’attriste. Ils ne feront jamais l’expérience de la fragilité de leur existence face à l’immensité écrasante de l’océan, la rudesse nerveuse du clapot, la puissance majestueuse de la houle. Faisant rond dans l’eau, ils achèvent toujours leur parcours. Prisonniers des hauts sommets et des alpages abrupts, ils développent une myopie frileuse, et n’éprouveront jamais cette angoisse essentielle qui précède la (…)
Inachevé.net