Texte inachevé, inabouti, dont je ne suis pas encore satisfait, qui trouve sa place dans mes variations érotiques sur les cinq sens, ici, le toucher...
Cet été, souviens-toi, c’était la canicule. Et ça nous faisait grand effet. — Été passé sur les routes, à chercher l’ombre et la fraicheur, illusoire. Succession de chambres de lits, de couches indistinctes. Été qui n’est que souvenir de ton corps, torpeur assommante et moite, stupeur humide et sensualité hallucinée de somnambule.
Draps (…)
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Éros
Parce qu’on en revient toujours là...
Je n’assume pas tous les textes que j’écris. Et quand il s’agit d’écrire le sexe, moins encore. J’assume l’érotique, pas le pornographique. Résultat, certains textes ne seront jamais en ligne, ni publiés. Non pas un enfer. Plutôt un catalogue de mes inhibitions.
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Le Lac
28 février 2010, par Jérémie Szpirglas -
« Pas de mal à une mouche »
3 juillet 2009, par Jérémie SzpirglasC’est fou ce que les hommes, même les plus brillants, peuvent être longs à la détente. C’est peut-être une question d’éducation. Ils restent ingénus toute leur vie.
Celui-là, il lui a bien fallu cinquante mètres pour enfin comprendre. Ce n’est qu’après avoir traversé la rue, s’être arrêté ahuri un bon moment devant la vitrine du magasin de fringues en face, que ses yeux se sont enfin écarquillés, dans un béatement enfantin. Il est trop gentil, que voulez-vous. Mais il y a des moments où ça (…) -
Et puis quoi encore ?
15 août 2008, par Jérémie SzpirglasLe passage clouté traversé, il se regarda dans la vitrine et comprit. C’est fou ce que les hommes, même les plus brillants, peuvent être longs à la détente. C’est peut-être une question d’éducation. Ils restent ingénus toute leur vie.
Celui-là, il lui a bien fallu cinquante mètres pour enfin comprendre. Il est trop gentil. Mais il y a des moments où ça suffit, où la gentillesse agace, exaspère même. Où une femme ne veut plus être adorée comme une reine, ou idolâtrée comme une déesse, elle (…) -
Fantasmes de concert
14 août 2008, par Jérémie Szpirglas"Grandis !"
Je le pense et le répète dans ma tête. À l’adresse de ce jeune con qui pianote — tout dans les doigts (une mitraillette dans la main) rien dans la tête rien dans le coeur. "Grandis, enfin ! Il est temps de faire un peu de musique, Schumann ne méritait pas ça." Il a encore bien du chemin à parcourir ce garçon.
"Grandis ! pensè-je encore, avec un soupir."
Cependant, alors que je lui enjoins de "grandir", je me prends justement à contempler la poitrine de ma voisine, un petit (…) -
Caresses dans les cheveux
17 juillet 2008, par Jérémie SzpirglasBesoin, avant toute autre chose, de caresses dans les cheveux. Ces caresses qui, tout soudain, relâchent les tensions et font vagabonder l’esprit dans un plaisant néant futilité amusée.
Au-delà de la jouissance absolue des sexes, les caresses dans les cheveux apportent une plénitude saine et ingénue, une complétude quasi parfaite. À un détail près. Quelle que soit la durée de ces divines caresses, leur terme inéluctable arrive toujours trop tôt (ainsi va la vie !). Sous les délices de la (…) -
Que dire d’elle ?
27 mai 2008, par Jérémie SzpirglasOriginellement écrit dans le cadre de T.A.B.P., mais qui trouve sa place ici aussi, d’une certaine manière.
Jugement de valeur et jugement qualitatif.
Une femme peut être jolie, c’est à la fois une valeur et une qualité. D’ailleurs, ce dernier mot a un sens un peu trouble. Toujours le problème du critique. Un adjectif, qualitatif par essence, devient jugement de valeur aussitôt placé dans une phrase de critique. Ou du moins le danger est fort grand de le voir devenir.
La mise en mot, (…)
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