Je suis irrémédiablement fasciné, envoûté, séduit (jusqu’au plus profond de mon sensuel), par le talent. Surtout lorsqu’il s’exprime hors de soi et sur une scène. Plus encore lorsqu’il se projette invisible, ondes vibrantes, cheveux hérissés.
Elle est lumineuse cette chanteuse. Lumineuse, aérienne, pleine de grâce — on croirait ce paysage de vallée enneigée, le vent froid inlassable de l’hiver soulève jusqu’à quelques mètres de hauteur de fines particules blanches étincelantes, un fin (…)
Site de création littéraire plus ou moins expérimentale
Articles les plus récents
-
Sans Titre XIX
4 février 2010, par Jérémie Szpirglas -
Détresse du nageur de fond
3 février 2010, par Jérémie Szpirglas(souffle bien sous l’eau) bras droit, bras gauche, inspire, bras droit, (souffle bien sous l’eau) bras gauche, bras droit, inspire, bras gauche, (souffle bien) bras droit, bras gauche, inspire, (souffle bien sous l’eau) bras doit, bas gauche, hhinspire, bras qui croit, (t’entends ?) bras gauche qui file, rat de droite, instille, inspire t’arrête pas, non surtout ne t’arrête pas, débarrasse à gauche, (vacarme dans l’eau trouble) droiture, gaucherie, inspiration ne t’arrête pas sinon tu vas (…)
-
Petits mensonges
2 février 2010, par Jérémie SzpirglasÀ force d’enchaîner les petits mensonges, on marchait à présent juste à côté de sa vie.
Au début, c’était simple. Un mensonge à la fois, deux, trois tout au plus — les mêmes pour tout le monde — les choses étaient clairs, pas besoin de se casser la tête. Mais on ne peut user des mêmes mensonges sur tous. Il faut s’adapter, trouver le bon, celui qui fera mouche. Et c’est là que l’affaire se complique.
Ce n’étaient jamais des mensonges bien méchants — quelques omissions, ou imprécisions (…) -
Paris — 1er février 2010 — 23h45
1er février 2010, par Jérémie SzpirglasTempête, ça craque, crâne
(agitation, rafales, embruns) (ça brûle, ça gèle, ça se fissure) (vanité, vide, sauceblanche)
Dépression, implosion, rides
(dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, sisisi, je vous assure) (ah bah ça, forcément, si ça dépresse, ça va pas tenir longtemps) (ben oui, pourquoi pas ?)
Trouée nuageuse, œil du cyclone, jambes lourdes
(no comment) (œil du cyclope, personne dehors, un troupeau de mouton paisse, impair et passe) (a marché, a beaucoup (…) -
Angoisse
31 janvier 2010, par Jérémie SzpirglasAngoisse — petit mot, quelques lettres seulement, à peine trois syllabes — grands effets — solitude acide — pollution bourdonnante — sècheresse en bouche et au coin des yeux — en bord de ciel, bordure de l’ombre — un bouchon en coin, au dessus de la tête et sous la main — ajouter à cela élancement au genou, belle recette pour une nuit farcie — angoisse — petit mot, grande farce — gaver, forcer, laver, délaver, vider, écailler — ma peau élimée, je la porte à grand peine, je la porte à grand (…)
-
Bien agiter avant de servir — Servir très frais !
30 janvier 2010, par Jérémie SzpirglasJe ne comprends plus bien ma vie — si je l’ai jamais comprise. Je vois une maison arrêtée en bord de route, un homme à garde à vue en bord de mer, un toit sans attache, un genou solitaire. Ça part dans tous les sens, du sang sur une voiture, une femme au regard provocant assise sur le capot, un regard bleu profond, des sentiments impétueux et discrets.
D’image en image, d’instantané en instantané, de fragment en fragment, il est question de mémoire, de sirènes, d’ordinarité, de sublimes et (…) -
Pastiche(s)
29 janvier 2010, par Jérémie SzpirglasÔ Solitioude ! Que ne fait-on pas en ton nom !
Solitude ! Solitude ! Solitude ! Triste océan !
Dans ton cirque de chapeaux, de chaussures, de cravates,
Comme une voile qui faseye sur une onde trop plate,
La pâle peur (de l’abandon) mêle les gais névrosants
À ta botte, à tes pieds, à tes ongles, je suis,
Je reste. Une bouteille à la main,
De cigüe comme il se doit. Et sous la pluie,
Le visage vers le ciel, c’est bon pour le teint,
Trempé jusques aux os,
Trempé jusques au (…) -
Jeux deaux
28 janvier 2010, par Jérémie SzpirglasPour qui sont ces ascenseurs sociaux qui sifflent sur vos têtes ?
Ascenseurs à dessein assainis pour la scène...
Pour qui, sinon ces dépassionnés soupirants sevelus,
Qui chantent inlassables sucré frèrejacques ?
Au reste, Oreste perdu au pays des serpents
La folie s’insinue sous ses cils et sourcils
L’œil — dans la tombe — enfle, baudruche injectée,
Sol souillé, ciel étoilé, quand est-ce qu’on mange ?
Sis au six, sixième sans ascenseur,
Patience balance silence
Déblocage (…) -
Jeux
27 janvier 2010, par Jérémie SzpirglasTe voilà ! Un tuba sur les bras, tu es dans l’embarras. C’est trop bas un tuba ! "Met le bas, tu verras !" Mais Tu veux pas. Ton tuba aux étoiles, tu danses sans tes bas. Aussitôt, tes éclats font débat, tes ébats sont dis bas, on dit pas que t’en as pas, et qu’en bas tu t’entêtas...
Tu te bats sans pâmer, pour te marrer de toi. Tu attends la marée, tu attends le marié — qui, pour toi, tant mêla et bêla, qu’il t’emmêlas les pensées. Tire-toi, c’est plus sage !
Devines-tu le divin sur le (…) -
Monologue à deux voix
26 janvier 2010, par Jérémie SzpirglasUn pied devant l’autre,
Cache tes sabots,
Sois discret !
Là voilà gênée, la voilà qui se gêne.
Elle sent l’embarras qui monte, plus elle barrasse, plus elle se gêne.
Quand tu cours, sois léger,
Mets du feutre à tes bois,
Fais semblant de voler.
Assise en travers, petit fauteuil inconfortable aux réunions de travail,
Même informelles. Buste en arrière, appuyée contre le bas et lointain dossier
Sans elle, tu lèves regard,
On ne voit que tes plumes,
Elles brilleraient (…)
Inachevé.net