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	<title>Inachev&#233;.net</title>
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	<description>Site de cr&#233;ation litt&#233;raire plus ou moins exp&#233;rimentale</description>
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		<title>Inachev&#233;.net</title>
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		<title>Histoire de M&#233;lodie &#8212; I</title>
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		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#199;a allait plut&#244;t mal dans ma vie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je sais. Je suis n&#233;vros&#233;e, hypocondriaque, &#233;gocentr&#233;e, je n'ai aucune confiance en moi, je pense toujours que je suis une loser. Mais l&#224;, c'&#233;tait pire. Alors &#233;coutez-moi quand m&#234;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sylvain venait de me plaquer pour l'une de ses coll&#232;gues de bureau ; je collectionnais les rendez-vous foireux et les histoires d'un soir. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au bureau non plus, c'&#233;tait pas l'id&#233;al. Je me battais pour faire mes preuves et obtenir un poste un rien meilleur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bref, je me (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.inacheve.net/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;Un roman trop ordinaire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#199;a allait plut&#244;t mal dans ma vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je sais. Je suis n&#233;vros&#233;e, hypocondriaque, &#233;gocentr&#233;e, je n'ai aucune confiance en moi, je pense toujours que je suis une loser. Mais l&#224;, c'&#233;tait pire. Alors &#233;coutez-moi quand m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sylvain venait de me plaquer pour l'une de ses coll&#232;gues de bureau ; je collectionnais les rendez-vous foireux et les histoires d'un soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bureau non plus, c'&#233;tait pas l'id&#233;al. Je me battais pour faire mes preuves et obtenir un poste un rien meilleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, je me sentais mal dans ma peau et mes trois kilos en trop, ma peau fatigu&#233;e, et mon teint bl&#234;me n'arrangeaient rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'arrivais ce matin-l&#224; au bureau avec un mal de cr&#226;ne terrible. J'&#233;tais sorti la veille avec Edouard, mon pote homo avec qui on fait des comp&#233;titions de &#171; qui est le plus malheureux ? &#187; et de &#171; qui a les exp&#233;riences les plus navrantes ? &#187;. Je l'adore, on s'amuse beaucoup, on s'entend comme fr&#232;re et s&#339;ur. Et on boit trop. Beaucoup trop. Et la soir&#233;e de la veille ne faisait pas exception. Les cocktails &#224; huit euros, je les sentais passer. Ah ! Quelle idiote !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pas les Happy Hours qui y changeront quoi que ce soit.&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sultat, je m'&#233;tais lev&#233;e en retard, j'&#233;tais mise comme un sac, les cheveux sales, compl&#232;tement en vrac. Dans le m&#233;tro, je m'&#233;tais limite endormie sur mon bouquin. &#199;a peut &#234;tre tr&#232;s chiant, Balzac, surtout le Lys dans la Vall&#233;e. C'&#233;tait m&#234;me pas la peine d'esp&#233;rer que je fasse autre chose au boulot que faire illusion, pendant que je surferais sur le net et que je lirais mes dizaines de blogs d&#233;biles, sans m&#234;me les comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je m'&#233;tais &#224; peine assise avec mon triple express bourr&#233; d'aspartam que mon boss m'appela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; &#199;a t'int&#233;resse toujours le poste de Senior ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Bien s&#251;r !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Et bien voil&#224; l'occasion r&#234;v&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il me refourgua le dossier que personne ne voulait &#224; l'agence : le Sa-lon du Roman d'Amour de Monte Carlo. Ah oui, je vous ai pas dit : mon boss, c'&#233;tait aussi Sylvain, le type qui m'avait plaqu&#233;, et la coll&#232;gue de bu-reau en question, c'&#233;tait ma secr&#233;taire. Nul besoin de vous dire que l'ambiance &#233;tait pour le moins tendue entre nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement ce dossier n'&#233;tait pas un cadeau si empoisonn&#233; que &#231;a : &#231;a me donnerait l'occasion d'&#234;tre hors des locaux de l'agence et de ne plus les voir se couver des yeux et se faire des mamours. Je supporte pas les petits couples, alors quand le mec est mon ex, je vous raconte pas. C'est encore pire. Avec tous les &#171; Mais il &#233;tait pas comme &#231;a avec moi ? Quel salaud ! &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Histoire de l'auteur &#8212; II</title>
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		<dc:date>2009-01-05T16:49:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ce matin, tr&#232;s t&#244;t, des coups francs et sourds ont r&#233;sonn&#233; &#224; ma porte. Il &#233;tait t&#244;t, ma grasse matin&#233;e &#233;tait &#224; peine entam&#233;e. Je replonge le visage dans l'oreiller, j'ignore. Les coups se sont faits plus insistants. Bient&#244;t l'importun a trouv&#233; la sonnette qu'il n'a plus laiss&#233;e tranquille, puis ce sont des coups, des sifflets et enfin des cris brefs et indistincts, qui s'amplifient et se d&#233;forment dans la cage d'escalier. &lt;br class='autobr' /&gt;
Impossible d'ignorer plus longtemps. Sortant &#224; contrec&#339;ur d'entre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.inacheve.net/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;Un roman trop ordinaire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce matin, tr&#232;s t&#244;t, des coups francs et sourds ont r&#233;sonn&#233; &#224; ma porte. Il &#233;tait t&#244;t, ma grasse matin&#233;e &#233;tait &#224; peine entam&#233;e. Je replonge le visage dans l'oreiller, j'ignore. Les coups se sont faits plus insistants. Bient&#244;t l'importun a trouv&#233; la sonnette qu'il n'a plus laiss&#233;e tranquille, puis ce sont des coups, des sifflets et enfin des cris brefs et indistincts, qui s'amplifient et se d&#233;forment dans la cage d'escalier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Impossible d'ignorer plus longtemps. Sortant &#224; contrec&#339;ur d'entre les draps ti&#232;des, de ma douce r&#234;verie, j'ai rapidement enfil&#233; mon cale&#231;on de la veille &#8212; je dors nu &#8212;, qui tra&#238;nait encore dans un coin de ma chambre, ainsi qu'un t-shirt choisi &#224; la va-vite au sommet de la maigre pile que je r&#233;serve pour les grandes occasions &#8212; premi&#232;res nuits avec mes ma&#238;tresses et autres, plaisir de se red&#233;shabiller &#224; nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai entrouvert la porte et j'ai aper&#231;u trois types d'allure plut&#244;t sympathique, mais l'air fatigu&#233; et tendu. L'un d'eux brandit une carte dont je distingue &#224; peine les couleurs : bleu-blanc-rouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore abruti, l&#233;nifi&#233;, j'ai saisis quelques mots : &#171; Police &#187; r&#233;p&#233;t&#233; plusieurs fois, &#171; arrestation &#187;, articul&#233; avec une emphase particuli&#232;re qui donne &#224; la phrase une aura d'absurde s&#233;v&#233;rit&#233; et enfin l'incongru &#171; meurtre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la confusion, je n'ai pas compris de quoi il s'agissait, ni de qui. Qui est mort, en quel honneur suis-je concern&#233; et, semble-t-il, arr&#234;t&#233; ? Suis-je moi-m&#234;me suspect ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'esprit embrum&#233;, je ne parvenais toujours pas &#224; r&#233;unir la concentra-tion n&#233;cessaire. Pris d'un acc&#232;s bien compr&#233;hensible de timidit&#233;, moi presque nu face &#224; ces trois gars d&#233;termin&#233;s, je n'ai os&#233; pas leur demander de r&#233;p&#233;ter. Je suis rest&#233; l&#224; interdit comme un imb&#233;cile, ahuri et immobile, et il a fallu que le plus petit des trois me r&#233;p&#232;te six ou sept fois, en crescendo, de r&#233;unir quelques effets de toilette indispensables, pour qu'enfin je r&#233;agisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lui ai dit bien entendu et suis parti vers ma chambre, accompagn&#233; d'un grand type solide qui me tenait fermement par le bras, l'&#339;il distrait par ma biblioth&#232;que. Pantalon, pull, chaussettes, chaussures rapidement enfil&#233;s. Puis je suis pass&#233; &#224; la salle de bain. En prenant brosse &#224; dent, mon dentifrice, mes lunettes, je suis rest&#233; un moment en arr&#234;t devant mon image dans le miroir : l'air d&#233;fait, les traits tir&#233;s, de cernes violac&#233;es sous les yeux difficilement ouverts, les habits mal assortis, d&#233;braill&#233;. J'ai demand&#233; l'autorisation de me mouiller le visage. Le grand type m'a dit de faire vite, qu'il fallait y aller, mais sans se d&#233;partir de son calme et d'une gentillesse bienveillante de commis&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le trajet en voiture s'est pass&#233; comme sur un nuage de ouate. Cal&#233; entre deux &#233;paules carr&#233;es, mes sens &#233;taient compl&#232;tement endormis. &#171; Tiens, me suis-je dit d'un air de constatation distrait, sans bien r&#233;aliser, voil&#224; l'Ile de la Cit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis on m'a d&#233;pouill&#233;. Direction cellule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'y suis depuis peut-&#234;tre une heure, deux ou trois, peut-&#234;tre bien plus, je ne sais pas. Ils m'ont confisqu&#233; ma montre, ou peut-&#234;tre ne l'ai-je pas prise avant de partir ? Que m'ont-ils laiss&#233; ? Mes v&#234;tements, mais pas mon manteau. Ce stylo et cette pile de papier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors voil&#224; : cette cellule. Quatre mur, une fen&#234;tre, une large porte plus blanche et plus lisse, qui brille dans la lumi&#232;re du jour. Le sol est gris, en b&#233;ton. Le stylo est noir, le papier est blanc. Tout ici, draps, couvertures, meubles, tout est noir, blanc, gris. Moi-m&#234;me, je n'ai qu'un pantalon noir et une chemise blanche. Erreur. Que n'ai-je emport&#233; un pantalon bariol&#233; et une chemise clinquante ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me faut m'assurer de la r&#233;alit&#233; de tout &#231;a. Je sors le haut de mon cale&#231;on de mon pantalon pour contempler ses rayures bigarr&#233;es &#8212; oui. Bon. Si c'est un r&#234;ve, il est tr&#232;s bien fait. Et en couleurs encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me rhabille et je reprends le stylo. Il n'y a pas grand-chose d'autre &#224; faire ici. Le sommeil m'a d&#233;finitivement quitt&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Histoire de Stuart &#8212; II</title>
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		<dc:date>2008-12-22T07:51:20Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un Whisky, double, sans glace. Un autre. Et encore un autre. Ne sert &#224; rien. Noyer dans l'alcool. J'ai pu faire &#231;a, dans le temps. Les m&#233;docs aus-si. M&#233;dicaments : pilules blanches, bleues, inertes, abruties. Encore un peu d'alcool, une petite pilule que je ne connais pas et encore un verre. Aujourd'hui c'est inutile, je le sais. Je sais bien que &#231;a ne marchera pas. &#199;a ne me fait m&#234;me pas plaisir. &#192; quoi bon continuer ? &lt;br class='autobr' /&gt;
-- Where are we ? &lt;br class='autobr' /&gt;
-- What do you mean ? &lt;br class='autobr' /&gt;
-- Where are we ? Which (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.inacheve.net/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;Un roman trop ordinaire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un Whisky, double, sans glace. Un autre. Et encore un autre. Ne sert &#224; rien. Noyer dans l'alcool. J'ai pu faire &#231;a, dans le temps. Les m&#233;docs aus-si. M&#233;dicaments : pilules blanches, bleues, inertes, abruties. Encore un peu d'alcool, une petite pilule que je ne connais pas et encore un verre. Aujourd'hui c'est inutile, je le sais. Je sais bien que &#231;a ne marchera pas. &#199;a ne me fait m&#234;me pas plaisir. &#192; quoi bon continuer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Where are we ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; What do you mean ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Where are we ? Which street ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;ponse du barman, rude, s&#232;che, bourrue, agac&#233;e, presque exc&#233;d&#233;e d'&#234;tre prononc&#233;e si tard. Les mots n'ont plus beaucoup de sens, ce soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Where did you say we were ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seconde r&#233;ponse. Identique sans doute, tout &#224; fait exc&#233;d&#233;e cette fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Call me a cab, will you ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il marmonne quelque chose que je ne comprends pas, l'esprit embru-m&#233;. Pas assez &#224; mon go&#251;t, mais &#231;a suffit d&#233;j&#224; &#224; se perdre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Where did you say we were, again ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; For the third time...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois je comprends.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Cancel the cab, it's ok, I'll walk. It's just nearby.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le barman semble vouloir me poser une question, mais il se reprend dans un soupir mi indiff&#233;rent, mi exasp&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Histoire de Stuart &#8212; I</title>
		<link>https://www.inacheve.net/spip.php?article162</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.inacheve.net/spip.php?article162</guid>
		<dc:date>2008-12-22T07:49:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;NEW YORK CITY &lt;br class='autobr' /&gt;
Je rentrais de l'h&#244;pital. Une semaine auparavant, mon m&#233;decin m'avait regard&#233; avec des yeux vides et tristes, avait pris une pause trop compass&#233;e pour &#234;tre solennelle puis avait l&#226;ch&#233; la sentence la plus terrifiante de toutes : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; C'est inqui&#233;tant. Je voudrais vous faire faire quelques analyses sup-pl&#233;mentaires, dont une IRM du cerveau. Tout &#231;a m'inqui&#232;te vraiment. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
J'&#233;tais sujet &#224; des &#233;tourdissements. J'avais des flashs devant les yeux et, souvent, mes oreilles (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.inacheve.net/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;Un roman trop ordinaire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;NEW YORK CITY&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Je rentrais de l'h&#244;pital. Une semaine auparavant, mon m&#233;decin m'avait regard&#233; avec des yeux vides et tristes, avait pris une pause trop compass&#233;e pour &#234;tre solennelle puis avait l&#226;ch&#233; la sentence la plus terrifiante de toutes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est inqui&#233;tant. Je voudrais vous faire faire quelques analyses sup-pl&#233;mentaires, dont une IRM du cerveau. Tout &#231;a m'inqui&#232;te vraiment. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;tais sujet &#224; des &#233;tourdissements. J'avais des flashs devant les yeux et, souvent, mes oreilles bourdonnaient. Puis mon c&#339;ur s'emballait : je ne sais si c'&#233;tait par peur du mal ou &#224; cause du mal lui-m&#234;me mais j'&#233;tais forc&#233; de m'asseoir et j'&#233;tais pris d'une soif &#233;norme. En outre, et pour ne rien arranger, j'avais des acouph&#232;nes et je sentais mon ou&#239;e baisser. Mon psy &#233;tait convaincu que c'&#233;tait psychosomatique, mais il a tendance &#224; toujours voir midi &#224; sa porte. Et &#231;a ne m'avait pas emp&#234;ch&#233; d'aller de-mander l'avis d'un neurologue qu'on m'avait recommand&#233;. Je sais, je suis hypocondriaque. Mais m&#234;me les hypocondriaques peuvent &#234;tre &#224; l'agonie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'h&#244;pital, on m'avait pris du sang, de l'urine, on m'avait aussi extrait quelques gouttes de lymphe, directement du bas de ma colonne vert&#233;-brale &#224; l'aide d'une gigantesque seringue : c'&#233;tait tr&#232;s douloureux, je ne le recommande &#224; personne. Puis on m'avait mis dans la machine infernale. D&#233;j&#224; pris d'appr&#233;hension &#224; la seule id&#233;e du r&#233;sultat, j'avais fait une petite crise de claustrophobie de derri&#232;re les fagots et m'&#233;tais assomm&#233; sur les contours de plastique de la machine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ne fut pas une excellente id&#233;e. La crise se fit peur panique et je partis d'un &#8212; court &#8212; combat perdu d'avance avec la machine. R&#233;sultat, on me fit passer au scanner, par peur d'un traumatisme cr&#226;nien. Puis on m'avait renvoy&#233; chez moi, m'annon&#231;ant les r&#233;sultats de cette singuli&#232;re batterie d'analyses pour le d&#233;but de la semaine suivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je rentrais chez moi, &#233;puis&#233; de toutes ces &#233;motions. J'avais emm&#233;nag&#233; depuis peu dans un de ces gigantesques lofts r&#233;habilit&#233;s au cours des an-n&#233;es 90 dans SOHO, que toute une intelligentsia criarde, vivant dans une perp&#233;tuelle angoisse d'&#234;tre &#224; la mode, s'arrachait depuis quelques temps. J'avais achet&#233; cet endroit il y avait bien trente ans pour tourner un film, &#231;a m'avait moins co&#251;t&#233; que le traiteur que j'avais engag&#233; pendant la semaine du tournage. Les d&#233;corateurs avaient fait un boulot formida-ble, et le lieu &#233;tait rest&#233; en l'&#233;tat depuis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appartement &#233;tait silencieux. Je n'entendais pas m&#234;me ce petit bourdonnement qui se fait lorsque le silence est complet. Je n'entendais rien. J'en tirais un diagnostique &#233;vident : le mal avait tant progress&#233; que mes oreilles &#233;taient touch&#233;es et je devenais irr&#233;versiblement sourd. &#192; 60 ans, &#231;a peut sembler commun, mais je n'en revenais pas. Je le refusais m&#234;me. Je savais pertinemment que c'&#233;tait le d&#233;but de la fin, qu'il n'y avait rien &#224; faire qu'&#224; attendre. Attendre le reste de la d&#233;cr&#233;pitude, sans plus de gratification. Je n'&#233;tais pas de ces artistes (je ne pensais pas l'&#234;tre, tout du moins), qui parviennent &#224; d&#233;passer leur talent en m&#234;me temps que leur handicap. L'int&#233;grit&#233; de mon corps et de mon esprit m'apparaissait essentielle dans mon acte cr&#233;atif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les murs blancs, le carrelage blanc, clairsem&#233; de parquet par endroit, les froids escaliers qui menaient &#224; ma chambre, ma salle d'eau, mon bureau et ma salle de montage, l'ameublement minimaliste conforme aux dogmes du design con&#231;us par et pour les plus purs snobs de New York City, tout chez moi me sembla d'embl&#233;e impersonnel et me pr&#233;cipita &#224; nouveau dans un univers aseptis&#233; d'h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout de cinq minutes, je n'y tins plus. Il fallait me d&#233;barrasser de cette angoisse. Moi qui avais song&#233; &#224; la mort tous les jours depuis que j'avais d&#233;couvert les filles, je ne supportais pas de la savoir si proche, si palpable, rampante, gravissant marche apr&#232;s marche les escaliers pour venir gratter &#224; ma porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me levai brusquement, courai vers la sortie et d&#233;valai les marches, laissant la lumi&#232;re et la porte ouverte, dans le secret et absurde espoir de leurrer le n&#233;ant qui m'y guettait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la rue, je continuais &#224; courir comme un d&#233;rat&#233;, au hasard, je ne sais combien de temps. Peut-&#234;tre allais-je vers le nord, mais qu'en sais-je, aucune des b&#226;tisses, aucun des immeubles ne m'&#233;tait plus familier. Je courais bas, le buste pench&#233;, me rapetissant comme pour me fondre &#224; l'asphalte, tout en rasant les murs. Je voulais me fondre &#224; la gigantesque cit&#233;, dont le d&#233;veloppement vertical m'avait toujours &#233;voqu&#233; un cancer, comme celui qui, j'en &#233;tais d&#233;sormais certain, &#233;tait en train de me gri-gnoter le cerveau, neurone apr&#232;s neurone. M'y fondre pour &#233;chapper &#224; cette ombre qui me poursuivait. Cette ombre de moi-m&#234;me, cette om-bre de mon futur disparu, bient&#244;t &#233;vapor&#233;e, qui ne hantera plus que trois cin&#233;philes ringards se masturbant sur mes bobines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne m'essoufflais pas et tout soudain me retrouvais pr&#232;s du Park ( ?).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Histoire de Marc &#8212; I</title>
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		<dc:date>2008-12-22T07:45:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Bonjour, je m'appelle Marc. Ce roman parle de moi et raconte mon histoire. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'AUTEUR &#8212; H&#233; ho ! Tu trouves pas que t'abuses un peu : ce roman, c'est mon roman. &lt;br class='autobr' /&gt;
MARC &#8212; Et depuis quand ce serait ton roman ? &lt;br class='autobr' /&gt;
L'AUTEUR &#8212; C'est moi qui ai eu droit au premier chapitre, non ? J'&#233;tais l&#224; en premier, premier personnage &#224; avoir la parole, tout &#231;a, c'est &#224; propos de moi. &#199;a raconte MA trag&#233;die. Non mais sans blague. &lt;br class='autobr' /&gt;
MARC &#8212; &#199;a ne veut rien dire : je pourrais te citer des dizaines de romans o&#249; le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.inacheve.net/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;Un roman trop ordinaire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bonjour, je m'appelle Marc. Ce roman parle de moi et raconte mon histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AUTEUR &#8212; H&#233; ho ! Tu trouves pas que t'abuses un peu : ce roman, c'est mon roman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MARC &#8212; Et depuis quand ce serait ton roman ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AUTEUR &#8212; C'est moi qui ai eu droit au premier chapitre, non ? J'&#233;tais l&#224; en premier, premier personnage &#224; avoir la parole, tout &#231;a, c'est &#224; propos de moi. &#199;a raconte MA trag&#233;die. Non mais sans blague.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MARC &#8212; &#199;a ne veut rien dire : je pourrais te citer des dizaines de romans o&#249; le premier personnage pr&#233;sent&#233; est compl&#232;tement anecdotique, alors tais-toi et reste &#224; ta place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AUTEUR &#8212; Ah non, et puis quoi encore : sans moi, rien de tout &#231;a ne serait arriv&#233;, que je sache.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MARC &#8212; Sans moi non plus. &#192; ce compte-l&#224;, on pourrait dire que ce roman parle de Stuart, de Sarah ou de Chiara.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHIARA &#8212; J'ai rien dit, moi : ce roman parle de moi, c'est vrai, mais j'ai rien dit. Alors n'essayez pas de m'embarquer dans vos histoires et vos disputes, y en a marre de vous deux &#224; la fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AUTEUR &#8212; Peut-&#234;tre mais tu seras d'accord avec moi pour dire que c'est moi le personnage central de l'histoire, le personnage pivot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PATRICK &#8212; Par qui le malheur arrive, c'est &#231;a ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MARC &#8212; Oh toi, on t'a pas sonn&#233;. Quant &#224; toi, l'Auteur, si c'est tomb&#233; sur toi, c'est compl&#232;tement par hasard, alors arr&#234;te de m'emmerder. Je continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, je r&#233;p&#232;te, je m'appelle Marc et ce roman parle de moi et ra-conte MON histoire. Et vous, les autres, vos gueules. Je vais essayer de me d&#233;crire un peu, pour que vous vous fassiez une id&#233;e, sans en rajouter ou m'embellir plus que de raison. J'ai la quarantaine &#233;l&#233;gante : pas d'embonpoint, les tempes qui grisonnent, le visage qui s'est affermi, c'est &#224; peu pr&#232;s tout ce que les ann&#233;es ont laiss&#233; sur le corps de mes vingt-cinq ans. On me dit g&#233;n&#233;ralement s&#233;duisant, attirant et spirituel. Je passe pour un &#234;tre assez brillant et cynique, les gens osent rarement gratter plus loin. Personne ne cherche &#224; me cerner v&#233;ritablement et je dois avouer que &#231;a me convient assez bien. Aussi, je laisse dire, l'air de rien, mais j'en pense pas moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour vous en dire un peu plus, je suis &#233;diteur. Je suis m&#234;me directeur de ma maison d'&#233;dition. Je ne vous raconterai pas comment j'ai atterri ici, je ne vous ferai pas le r&#233;cit de mon enfance et de ma jeunesse. Je ne suis pas si &#233;gocentrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Rumeurs d&#233;sapprobatrices)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas une grosse maison, nous ne sommes pas dans le business des prix litt&#233;raires, nous occupons une petite niche : les maisons moyen-nes. On s'en sort pas mal. Enfin, &#231;a d&#233;pend des moments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a trois quatre ans, par exemple, &#231;a allait assez mal. Nos auteurs marchaient bien, on vendait tr&#232;s convenablement, mais c'est parfois in-suffisant pour garder la t&#234;te hors de l'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il y a trois quatre ans, j'&#233;tais vraiment dans la mouise : les cr&#233;an-ciers insistaient, mena&#231;aient de saisir la justice : la maison croulait sous les dettes et le bilan mena&#231;ait de se d&#233;poser tout seul, sans qu'on lui ait rien demand&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait aussi, pour &#234;tre parfaitement honn&#234;te (je dis rarement ces mots en le pensant, alors savourez cet instant), quelques indiscr&#233;tions de ma part. Rien de grave. Juste quelques malversations, mais je me voyais mal avec un agent du fisc ou quelqu'autre enqu&#234;teur bouffe-livre avec ses ronds de cuir cousus aux coudes venir fouiner dans mes affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce matin-l&#224;, j'avais re&#231;u une lettre de mise en demeure. &#199;a n'&#233;tait ni la premi&#232;re (et ce ne fut pas la derni&#232;re), mais elle avait un ton tout particulier d'autorit&#233;, de menaces et d'arr&#234;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Histoire de l'auteur &#8212; I</title>
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		<dc:date>2008-12-18T01:27:27Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cette pi&#232;ce ne ressemble en rien &#224; l'image que je me faisais d'une cellule. Ressemble davantage &#224; une chambre d'h&#244;pital. D'h&#244;pital psychiatrique pour &#234;tre exact. Vu mon pr&#233;sent &#233;tat de stup&#233;faction cela n'aurait rien d'&#233;tonnant. Je me demande en effet si je ne suis pas fou, si je n'ai pas perdu tout sens des r&#233;alit&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quatre murs blancs. Pas vraiment sales, seulement gris&#233;s par la condensation des centaines de respirations de ceux qui m'ont pr&#233;c&#233;d&#233;. La lumi&#232;re du jour entre par une fen&#234;tre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.inacheve.net/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;Un roman trop ordinaire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette pi&#232;ce ne ressemble en rien &#224; l'image que je me faisais d'une cellule. Ressemble davantage &#224; une chambre d'h&#244;pital. D'h&#244;pital psychiatrique pour &#234;tre exact. Vu mon pr&#233;sent &#233;tat de stup&#233;faction cela n'aurait rien d'&#233;tonnant. Je me demande en effet si je ne suis pas fou, si je n'ai pas perdu tout sens des r&#233;alit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre murs blancs. Pas vraiment sales, seulement gris&#233;s par la condensation des centaines de respirations de ceux qui m'ont pr&#233;c&#233;d&#233;. La lumi&#232;re du jour entre par une fen&#234;tre en verre d&#233;poli, &#233;troite et haut perch&#233;e. Je serais bien incapable de dire s'il fait beau ou non, si l'apr&#232;s midi est avanc&#233; ou si c'est d&#233;j&#224; le matin. Il y a de la lumi&#232;re. La lumi&#232;re est claire. C'est tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une lumi&#232;re de salle de bain, qui me rappelle celle qu'il y avait en ces matins d'hiver, dans la petite salle de bain de mon studio de petit &#233;tudiant parisien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette pi&#232;ce, malgr&#233; sa nudit&#233; et sa lumi&#232;re, ne ressemble en rien &#224; une salle de bain, pas plus qu'&#224; une cellule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En les examinant de plus pr&#232;s, ces murs indiff&#233;rents sont enduits d'un cr&#233;pi r&#234;che, qui r&#226;pe le dos de la main &#224; la faire presque saigner lorsqu'on les caresse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;cid&#233;ment non, c'est bien une cellule, et non pas une chambre d'h&#244;pital psychiatrique. Une paillasse &#233;troite occupe le mur de droite, lorsqu'on fait face &#224; la fen&#234;tre. &#192; gauche, une table, &#233;troite elle aussi, et une chaise bancale compl&#232;tent un mobilier somme toute restreint et bien mesquin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la table, on m'a laiss&#233; du papier et un stylo, alors j'&#233;cris, dans cette lumi&#232;re impersonnelle. Mon d&#233;sarroi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne comprends pas. Qu'est-ce que je fais ici ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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