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De fer et d’os
Vendredi 25 septembre
vendredi 25 septembre 2026, par
Discipline. De fer. Au quotidien. S’astreindre. Avancer. À tout prix. Qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il soleille, qu’importe.
Discipline. Supplice. La roue. Le clavier. Même combat. Je cracherai le morceau. Contraint et forcé. Je signerai. Ce qu’on me dit de signer.
Discipline. À la cravache. Les longues marques rouge carmin sur la peau, traversant le dos et les fesses. Je te ferai avancer, tu verras.
Discipline. Jusqu’à l’os. Tu ne sais plus quoi. Tu reprends, tu épluches, tu épures, tu récupères, tu trouveras bien. Tous les matins. Ouvrir la boite.
Discipline. Boite de Pandore. Sac des vents. Boiteux et phtisiques. Les brises bien longtemps suffoquées. Ça tousse plus que ça ne souffle. Les bœufs ne craignent pas pour leurs cornes.
Discipline. On ira se coucher après, promis. Enfin, promis — c’est à voir, on verra. On aura peut-être d’autres conditions à poser. Après tout, entre discipline et autorité, il n’y a qu’un pas.
Discipline. À l’os. Quand y en a plus y en a encore. On croit toujours qu’on est épuisé, mais on peut toujours avancer un ou deux pas de plus. On s’écroulera plus tard, on n’en aura plus même conscience.
Discipline. Jusqu’au vide. Pour que le vide même s’exprime, quintessence du tout comme du rien. Déroule sans hâte ni absurde. On se console dans la déréliction : pas de témoin. On fredonne un Dies Irae bien lugubre comme il faut.
Discipline. La mesure des coups. Les coups de la mesure.
De fer et d’os.
Inachevé.net