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Il parait qu’y a des choix.
Mardi 21 avril
mardi 21 avril 2026, par
Il parait qu’y a des choix. Oui, des choix, c’est comme ça qu’on dit. On dit des choix, c’est comme ça qu’on dit. Des choix à faire. Oui. Tous les jours. Oui. Des petits choix, le plus souvent. Comme les petits trous de la chanson. Des petits choix, tout le temps, ou presque. Pas chaque seconde, pas chaque minute, mais quand même. Souvent on s’en aperçoit pas. Quelqu’un marche, en face de moi, et vient vers moi, sur ce trottoir bien étroit : comment éviter la collision ? Passerai-je à droite ou à gauche ? Mettrai-je un pied dans le caniveau (y a-t-il de l’eau dans le caniveau ?) ? Et le choix se fait. Parfois le même qu’en face, auquel cas il faut changer d’avis — il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Alors on change d’avis, et l’autre en face n’est pas un imbécile non plus, il change d’avis en même temps, et on n’est pas dans la merde.
Plein de petits choix, comme ça, tout le temps. Et parfois des grands. Des grands qu’on prend aussi parfois sans le vouloir. Parce que certains petits nous forcent à prendre des grands. Ne pas savoir quoi faire un soir, choisir par défaut d’accompagner un ami à une fête. Voilà un petit choix. À cette fête, une jolie fille. Allons lui parler. Encore un petit choix — un peu plus gros, parce que ça demande du courage quand même. Et de fil en aiguille, des choix de plus en plus gros. De plus en plus grands. Et d’autres qui nous filent entre les doigts.
Il parait qu’y a des choix. Le choix de rester au lit un matin. Le choix de ne pas faire ce pensum, parce que bon. Le choix de ne pas faire d’études — et pourtant de continuer, toute sa vie, à étudier, à apprendre. Mais sans rien pour le prouver. Encore un choix. Un gros choix. Qui longtemps a paru anodin, mais qui ne l’est peut-être pas tant.
Le choix de dire stop. Et l’impossibilité de dire stop.
Inachevé.net