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Langues oubliées

Dernier ajout : 19 juillet 2015.

Proses déconstruites/Langues oubliées


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  • Sons oubliés

    30 avril 2009

    Après une conversation avec Pierre Jodlowski sur son Passage...
    le crépitement d’une machine à écrire, le cliquetis des vieux téléphones à cadran, le petit bruit parasite du diamant sur le vinyle, le claquement d’une cassette arrivée en bout de course, le sifflement d’un modem, le souffle électrique subclaquant d’un tube cathodique, l’accent rocailleux et doux, rempli d’arabe et d’italien, de ma grand-mère, le balancement bancal d’une pendule mal équilibrée, le tac sec d’un métronome à pendule, la voix (...)

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  • Danse devant mes yeux

    8 avril 2009

    Écriture automatique inconfortable, aérienne et stravinskienne

    C’est parti.
    Danse devant mes yeux je t’en prie je t’en prie et non je ne te supplierai pas ça ne te suffit pas que je te prie il te faut plus il te faut des cris et de la fureur du sang et du sperme il te faut des agonies et des naissances les deux ensemble peut-être bien Danse devant mes yeux rouges et rougis je te veux je le veux je t’en prie récurrence du je du jeu du jeun dans ma prière à toi dans ce que je t’écris à toi à toi sans autre issue possible Danse devant mes yeux fatigués et secs qui (...)

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  • Ocre et ombre

    8 avril 2009

    Improvisation IV

    Visage d’ocre et d’ombre noire, bras effondrés, épaules affalées, les yeux fermés, même fermés, luisants caverneux. Plus loin une silhouette s’éloigne, démarche coupable, précipitée, coups d’œil nerveux. Et le soleil écrasant qui a remplacé le vent affolant. La poussière soulevée est encore suspendue, l’air est trouble au ras du sol, déforme les pavés et les plaques d’égout anachroniques. La place est déserte, les arbres ne disent plus rien, ils contemplent muets la scène, n’osent entraver la tragédie — ils ne (...)

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  • Encore dans l’air

    5 février 2009

    Improvisation III

    La phrase est encore dans l’air, mais je continue, je laisse passer, un peu comme la pluie quand on est déjà trempé — les chaussettes dans les chaussures sont comme de vieilles éponges mal essorées, ça fait flotch flotch et on continue pourtant à marcher, on a hâte, on hésite à s’abriter un instant, c’est froid — les mots sont encore suspendus aux nuages et je continue, je laisse passer, je ne m’en préoccupe pas. Je m’avoue à moi-même à cet instant que je ne sais même pas ce qu’elle a dit, je ne l’écoutais (...)

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  • Où ira-t-il ?

    3 février 2009

    Improvisation I

    Certains lui ont dit que ce n’était pas bien. Il ne les a pas cru. Peut-être n’a-t-il pas voulu. Peut-être n’a-t-il pas réfléchi. Moi, je crois qu’il ne les a même pas écouté, mais rien n’est sûr. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’en a fait qu’à sa tête. Suffit de regarder le résultat. Et puis comme il rame à présent. Alors, bien sûr, quand on lui dit qu’on l’avait prévenu, il dit que c’est facile, ça, et qu’on peut bien prévoir l’avenir rétrospectivement, ça ne change rien, et que bon, c’est aussi oublier tous ceux qui (...)

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  • On fait un pas en arrière. On s’écarte, et les jours passent.

    23 janvier 2009

    On fait un pas en arrière. On s’écarte, et les jours passent.
    On aura bientôt oublié ce qui faisait le jour hier. Et pourquoi pas ?
    Qu’avait-il, ce jour d’hier, de si séduisant, de si confortable ? Juste quelques sentiments à nourrir, quelques susceptibilités à ménager.
    S’affranchir — quel beau mot — dépasser — trop juste —
    Les talents sont pour si peu dans ce que les rêves suggèrent. Compter sur la force incertaine de la peur pour attiser l’espoir — fatigant.
    Pourquoi pas refaire ce trajet, sauter la (...)

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  • je me penche et je t’embrasse

    22 janvier 2009

    il est tard, je ne sais même plus ce que j’écris, pas sûr que tout ça ait un sens, pas sûr que tout ça soit lisible (aurtograf and all)
    je me penche et je t’embrasse
    je te sais qui dors, je sais que tu dors, et je me sens aller faire de même : assez de travailler, surtout si inutile
    je t’embrasse et m’approche encore
    je vais te rejoindre — dans le sommeil — et peut-être plus loin, qu’en sais-je, à cette heure, on ne sait plus rien — l’esprit est ailleurs, la nuque endolorie, les yeux secs et les (...)

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