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Langues oubliées

Dernier ajout : 19 juillet 2015.

Proses déconstruites/Langues oubliées


| Un texte au hasard |

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  • Désœuvrement

    13 février 2010

    Désœuvrement. J’aime tant ce mot — je déteste son sens. Il y a dans ces quatre syllabes une poésie certaine, une petite musique insouciante, bien loin de leurs monotones significations — car si je prends un instant pour arrêter le temps et les contempler, pour ne pas les laisser s’échapper, pour les rattraper, les pénétrer, aussitôt l’image gris bleu de quatre ados en jeans sales, assis sur un trottoir à fumer, les yeux torves (encore un joli mot !), lâchant occasionnellement quelques vains commentaires, (...)

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  • Yeux clos

    12 février 2010

    Yeux clos sur la ville
    Bruits rituels, plus ou moins mécaniques,
    Cris impersonnels, inhabités,
    Place, pas-sage, prisme dispersant
    Des lieux anonymes, chantiers, ponts et bords d’autoroute,
    Des lieux de vie et de transition quotidienne,
    Aux frontières de l’intime, fenêtres et immeubles étincelants
    Silhouettes interchangeables, évoluant sans but
    Dans le décor implacable et répétitif,
    Jusques aux bornes du silence et des (...)

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  • Cercles concentriques

    11 février 2010

    J’aurais voulu ce soir tourner autour du pot, tourner autour d’un pot — comme je fais parfois, hier par exemple. La fatigue aidant, l’esprit au ralenti, c’est un jeu de mot qui émerge, comme une larme de lassitude au sortir d’un bâillement. Servir, Serrer, Serre... Jouer avec la consonance, répéter inlassablement quelques phonèmes enchaînés et laisser agir la force centrifuge.
    Sers-toi, Serre toi contre moi, Serre moi dans tes bras, C’est remis à une prochaine fois, Quand tu seras plus libre, Quand ton (...)

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  • Net

    10 février 2010

    Netteté du point, du grain, du coin, de loin.
    Nouvelles lunettes, étonnement d’une nouvelle perspective. Arrivée dans la cour du Louvre, la nuit tombée, les détails des façades, des sculptures, se détachent en petits éclats d’ombres et de pierre jaunie par l’éclairage monumental et pourtant discret. Je remarque avec un œil frais — comme un nouveau télescope pointé vers le ciel — la précision de la découpe, au ciseau (du sculpteur). Les toits eux aussi se découpent avec une netteté incroyable sur le ciel (...)

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  • La Branche ou l’Oiseau

    6 février 2010

    Special Request

    Salut vieille Branche, dit l’Oiseau,
    En posant ses fesses à son bout,
    Quoi, répond-elle, tu m’trouves si vieille ?
    Je suis peut-être fatiguée, peut-être sur les genoux...
    Ben t’as plus une feuille sur le ciboulot,
    T’es toute ridée, noueuse comme un olivier et des longues oreilles,
    Ça veut rien dire, c’que t’es bête !
    C’est l’hiver, et si tu continues,
    Sur moi tu n’te poseras plus,
    Ni patte, ni plume, ni bec,
    Sous la neige je ploies,
    Sur le sol tu chois,
    Ben, moi j’disais ça comme ça !
    Pour dire (...)

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  • Pastiche(s)

    29 janvier 2010

    Ô Solitioude ! Que ne fait-on pas en ton nom !

    Ô Solitioude ! Que ne fait-on pas en ton nom !
    Solitude ! Solitude ! Solitude ! Triste océan !
    Dans ton cirque de chapeaux, de chaussures, de cravates,
    Comme une voile qui faseye sur une onde trop plate,
    La pâle peur (de l’abandon) mêle les gais névrosants
    À ta botte, à tes pieds, à tes ongles, je suis,
    Je reste. Une bouteille à la main,
    De cigüe comme il se doit. Et sous la pluie,
    Le visage vers le ciel, c’est bon pour le teint,
    Trempé jusques aux os,
    Trempé jusques au zoo,
    Trempé jusque (...)

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  • Jeux deaux

    28 janvier 2010

    Pour qui sont ces ascenseurs sociaux qui sifflent sur vos têtes ?
    Ascenseurs à dessein assainis pour la scène...
    Pour qui, sinon ces dépassionnés soupirants sevelus,
    Qui chantent inlassables sucré frèrejacques ?
    Au reste, Oreste perdu au pays des serpents
    La folie s’insinue sous ses cils et sourcils
    L’œil — dans la tombe — enfle, baudruche injectée,
    Sol souillé, ciel étoilé, quand est-ce qu’on mange ?
    Sis au six, sixième sans ascenseur,
    Patience balance silence
    Déblocage attendu, ou du moins (...)

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