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Sans-Titre(s)

Dernier ajout : 27 juillet 2011.

Parce que le "Sans-Titre" n’est pas réservé aux peintres, sculpteurs et autres plasticiens...

Ce sont donc là des textes sans titre, exercices sans thème particulier, écriture approximativement automatique, fictions sans direction...


| Un texte au hasard |

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  • Sans-Titre XII

    1er juillet 2008

    S.J.

    Est-ce elle ou n’est-ce pas elle ?
    Si je pouvais l’écrire, ce ne serait pas qu’une impression : la coiffure et la conversation, dont je n’entends que ses répliques, ne me laisseraient aucun doute.
    Et si je pouvais l’écrire, j’agirais, je ferais quelque chose : car elle serait la femme idéal, même s’il n’en est rien.
    Elle a cette voix un peu profonde et nasale, presque rauque, qui est aussi sa signature. Une voix qui porte sans être volatile ou même volubile.
    Elle sait sans aucun doute possible que (...)

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  • Sans-Titre I

    13 juillet 2008

    Suite amoureuse

    Résumé des épisodes précédents : Xavier est un jeune homme discret, petit, qui habite un appartement étrange et polymorphe, et travaille en cravate. Enfin, non, plus maintenant. Le patron de la boite est mort et la nouvelle direction impose un changement de cap : plus de cravates, on s’occupe à présent de jeans serrés slims et de cheveux longs volant au vent.
    Le métro, ce soir là. Comme l’humeur peut vite changer, tout de même !
    « Plus je vous regarde, plus j’ai envie de vous regarder. » Elle vient de (...)

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  • Sans-Titre XI

    30 juin 2008

    Qu’il fasse vite. Plus vite encore. C’est ça le pire.
    Le pire, c’est l’attente. L’expectative. Comment, quoi.
    On sait que ça arrive, que ça va arriver, flash impromptu, inattendu. On sait que ça y est mais on ne sait rien. Ça ne suffit pas. On veut savoir où quoi. Ce que ça va faire.
    Chatouille gratouille, franc, mou, combien de temps où ça exactement. On sait pas.
    C’est ça la torture. Le reste n’est que physique, ça compte pas.
    C’est la même chose pour le plaisir, me direz-vous... Mais pas ce soir... (...)

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  • Sans-Titre X

    30 juin 2008

    Essai. Thérapeutique et vain.

    La décision est prise.
    Pour fêter ça, boire un grand coup. Finir le verre en beauté, le jeter violemment derrière le bar, au hasard. Payer, sortir sans excuse ni au revoir. Inaugurer radicale nouvelle ère.
    Marcher au milieu du trottoir, ignorer vieilles dames ou jeunes messieurs mal coiffés (les pauvres, c’est dramatique). Traverser forcément hors des clous, en forçant le passage aux voitures (plus salauds encore que toi : ils polluent).
    Rentrer à la maison, claquer la porte. Direct tu vas manger (...)

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  • Sans-Titre IX

    25 juin 2008

    Elle le précède dans le bar. C’est elle également qui s’adresse au serveur pour lui demander une table. Elle est fine et longue, brune sensuelle vêtue de noir, une jupe sobrement droite. Lui est derrière elle, la suit, n’ouvre pas la bouche, balaie la salle d’un regard méchamment viril, martial et prédateur — et un peu stupide aussi, borné surtout —, jette un coup d’œil au miroir pour s’assurer de l’effet de son entrée aux côtés de sa sirène. Le col remonté, il est plus petit qu’elle, ridiculement mal rasé (...)

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  • Sans-Titre VIII

    12 juin 2008

    Alors, où en suis-je, au jour d’aujourd’hui ? (Quelle expression stupide, une expression de snob qui veut montrer qu’il peut jouer avec un certain registre de langue. Faut pas, très mauvaise idée. Faut pas jouer avec un certain registre, ou alors ça devient du mauvais pastiche, ou un texte de rapport d’entreprise. Faut savoir jouer avec tous, ou avec aucun, les incorporer les uns aux autres, qu’ils montrent où leurs métissages ou plutôt où leurs éclats isolés, catalyseurs, l’indiscernable chaos du (...)

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  • Sans-Titre I

    24 juin 2008

    Suite encore

    Résumé des épisodes précédents : Xavier est un jeune homme discret, petit, qui habite un appartement étrange et polymorphe, et travaille en cravate. Il est promu à la direction du conseil en cravate par son patron bonhomme derrière son vaste bureau. Suite à une petite sÔterie pour fêter ça, ce cher patron s’étouffe et s’écroule. Il est mort.
    Le lendemain, l’ambiance est morose. On cuve encore le pamplemousse de la veille. Les mines sont grises et fermées, les yeux ternes et les cravates noires en hommage (...)

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Dernier ajout : 17 juillet. | SPIP

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