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Inachevé.net

Site de création littéraire plus ou moins expérimentale

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  • Un début, mais de quoi ?

    | Fictions | 4 avril 2019

    He always had plenty of money to throw around, but it was ever his own. [1]
    Il semblait toujours avoir de l’argent à dépenser à droit et à gauche, mais ce n’était jamais le sien. Son principal talent était de bâtir une muraille de Chine haute et infranchissable entre ceux auxquels il vendait du rêve — et qui le payaient très cher — et ceux dont il achetait l’éblouissement — à coups de billets et de luxe/insouciance.
    Il inspirait à tous une fascination mêlée de pitié/commisération et personne ne voulait (...)

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  • Jack

    | Et Freud dans tout ça ? | 19 mars 2019

    Sous les traits rigolards de Jack Lemmon, un père de famille fait le singe dans le squelette d’une maison de bois en construction. Réduit à l’état de super-structure, elle lui sert de portique en même temps que de cage. Il va de frêle poutrelle en frêle poutrelle avec une aisance désarmante. Rien ne bouge à part lui. Aucune vibration. Et la scène est étrangement silencieuse.
    L’instant d’après — ou, plus probablement, quelques heures plus tard dans ma nuit —, c’est un père (épaisse chevelure et barbe (...)

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  • Pater Dolorosa en librairie !

    | Fictions | 14 mars 2019

    Mon livre chez Le Passeur éditeur

    J’ai découvert ce matin un tout nouveau théorème. Le voici :
    Théorème : Toute bonne librairie vend Pater Dolorosa de Jérémie Szpirglas (Le Passeur Éditeur), au prix de 18,50€. [1]
    Une autre proposition complète le théorème précédent : les meilleures librairies ont en stock Pater Dolorosa de Jérémie Szpirglas (Le Passeur Éditeur). De surcroit, meilleures elles sont, plus elles l’ont en stock, et plus elles en vendent…
    D’où ce corollaire : toute librairie qui n’aurait pas Pater Dolorosa de Jérémie Szpirglas (...)

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  • Compositeur avec cigare

    | Musique(s) | 19 juillet 2015

    portrait cubiste

    [Georges Aperghis]
    hop
    hop et pom
    à la rencontre de la miette illisible
    pom de trois quatre fois six trente trois
    d’un côté l’autre — miroir de fou — basculement
    à sec : sans saucisson — à la radio une fois par semaine : ça suffit à nourrir une passion durable, apparemment.
    les mots sonnent — écho — les syllabes tournent sur elles-mêmes, s’enlacent les unes aux autres
    ça grouille, ça crie, ça jacasse, ça gamine, ça papote, ça caquète, ça théâtre — éclats cristallins dans l’air frais du matin — (...)

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  • S’y remettre

    | Langues oubliées | 26 juin 2014

    S’y remettre.
    Fermer les yeux. Se laisser aller.
    Le kaléidoscope de couleurs du noir lumineux derrière la paupière. Dépasser cela également. Aller au-delà. Au-delà du soulagement de cette paupière chaude sur l’œil humide.
    Tenter de retrouver le mot qui s’échappe. Ou plutôt non. Ne pas le poursuivre. Le laisser aller au contraire. En trouver d’autres. Ceux qui viennent, ceux qui ne fuient pas.
    Pour l’instant du moins.
    Baisser la barrière, baisser la barre. Ne pas se laisser intimider, inhiber. Par soi-même. (...)

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  • Ô Solitude !

    | Langues oubliées | 25 janvier 2013

    Solitude,
    Solitude, mère de l’écoute et de l’éveil.
    Solitude, tu ne fais pas avancer le schmiliblick.
    Solitude, tu n’arrives à rien qu’à toi-même.
    Je me souviens du temps où tu me terrifias. Ou c’était l’égarement absolu, le déchirement dans ton appréhension. Je me souviens de la peur, de l’angoisse extrême, de cette douleur essentielle qui me broyait, et qui m’a souvente fois mené à.
    Je me souviens du temps où tu me privais de sommeil, me plongeait dans de longues nuits d’insomnie et d’anxiété (...)

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  • Procrastination

    | G. | 25 janvier 2013

    Bref, tu n’as que trop tardé. Et, quoi qu’il sorte, que ça sorte, que ça s’éloigne, se mue, se retravaille, se façonne, se ponce, se lime. Dans le détail. Il faut du gros œuvre, une matière, argile un peu trop sèche et âpre sous les doigts, tu n’y pourras rien. Il faudra bien que ça sorte après tout.
    Tu as peur de l’étron, je le vois, je le sens, du vomi, de la logorrhée. Mais ne vaut-il pas mieux ça que ce blanc ? Ce faux-semblant ?
    Tu le sais, toi, tu le sais que tu procrastines, que tu ne veux rien.
    Et (...)

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Dernier ajout : 11 novembre. | SPIP

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